🌍

ocds-bidanga-GN-OP00438050

completetender

Recruitment of a Gender and Social Inclusion Specialist — Guinea Water and Sanitation Project (PEAG)

Titre original : Spécialiste en Genre et Inclusion sociale du PEAG

Deadline

April 28, 2026

Closed
Published on April 14, 2026 at 12:00 AMModified on June 12, 2026 at 12:16 PM

Key information

Type
Construction
Deadline
April 28, 2026 at 12:00 AMClosed
Estimated Value
Not disclosed
Language of Notice
English

Description

REPUBLIQUE DE GUINEE

MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES

SOCIETE EAU DE GUINEE (SEG)

Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG)

APPEL A MANIFESTATION d’intérêt

POUR LE RECRUTEMENT D’UN SPECIALISTE EN GENRE ET INCLUSION SOCIALE

(CONSULTANT INDIVIDUEL)

AMI N° 14/MAHH/PEAG/2026

Secteur : Hydraulique et Assainissement.

Date de début : 13 avril 2026

Date de fin : 28 avril 2026

  • CONTEXTE ET JUSTIFICATION :

La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières.

Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris.

Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020).  S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux.

Le secteur de l’eau est sous la tutelle du Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines.

Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années.

D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG)

Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040.

La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars.

Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche.

Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur.

  • CONTEXTE PAR RAPPORT AU GENRE ET L’INCLUSION SOCIALE :

Par la nature, la localisation, les caractéristiques et l’envergure des activités envisagées dans le cadre de l’exécution du Projet, celui-ci est potentiellement associé à des risques et impacts environnementaux et sociaux élevés.

La question de Genre dans l’eau urbaine :

Les femmes guinéennes vivent dans l'un des pays les plus pauvres d'Afrique subsaharienne et sont également affectées par une disparité de genre particulièrement forte par rapport à la moyenne dans la région. Par exemple, seules 31 pour cent des filles achèvent leurs études secondaires, contre 29 pour cent des garçons (comparé à 43 pour cent et 46 pour cent respectivement en Afrique subsaharienne). En matière d'opportunités économiques, les disparités de genre en termes de participation à la population active se sont creusées de façon spectaculaire depuis le début des années 2000, passant de moins de 4 points de pourcentage en 2001 (62,7 pour cent contre 66,3 pour cent) à plus de 21 points en 2022 (42,4 pour cent contre 63,7 pour cent), tandis que la moyenne régionale stagnait autour de 12 points de pourcentage. La possession et l'exploitation d'actifs économiques sont faibles. Par exemple, 67 pour cent des femmes ne possèdent pas de maison, contre 51 pour cent des hommes. Enfin, seules 30 pour cent des femmes participent à la prise des décisions importantes au sein du ménage.

En Guinée, la corvée d’eau incombe principalement aux filles et aux femmes. Selon les résultats de l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie (EHCVM, 2019), à Conakry, 73,6 pour cent des ménages ont accès à une source d’eau potable en moins de 15 minutes, contre 26,4 pour cent en plus de 15 minutes. Cette proportion varie selon la zone de résidence du ménage. En milieu urbain, seuls 70,9 pour cent des ménages ont accès à l’eau dans les délais normaux (15 minutes), contre 29,1 pour cent des ménages ayant des délais d’accès plus longs. L’analyse des données montre que les tâches ménagères constituent l’activité qui, à elle seule, prend le plus de temps aux Guinéens. En fait, si la durée moyenne consacrée aux tâches ménagères est de 4 heures (3,67 heures par semaine) par semaine, hommes et femmes confondus, les femmes y consacrent environ 6 heures (5,67 heures par semaine) et les hommes 1 heure par semaine (1,4 heures par semaine). En moyenne, les Guinéens consacrent 1,9 heure par semaine à aller chercher de l’eau, contre 3,67 heures par semaine aux tâches ménagères, la tâche la plus chronophage.

La mauvaise qualité et la faible disponibilité de l’eau sont particulièrement préjudiciables aux femmes à divers égards. Premièrement, en raison du manque de services d'approvisionnement en eau fiables de la part de la SEG, de nombreuses personnes passent des heures à aller chercher de l'eau, une tâche qui incombe principalement aux femmes et aux filles Lorsque les femmes et les filles doivent parcourir de longues distances pour aller chercher de l'eau aux bornes-fontaines publiques ou auprès des vendeurs d'eau, elles disposent de moins de temps à consacrer à l'école ou à leurs moyens de subsistance. Deuxièmement, la santé des filles et des femmes est sévèrement affectée par le manque d'eau, ce qui entraîne des complication

Tender Timeline

  1. Publication

    April 14, 2026

  2. Bid Submission Deadline

    April 28, 2026

  3. Evaluation & Award

    Pending

  4. Contract Signature

    Pending

Tender Documents

Connectez-vous pour télécharger le dossier et être averti automatiquement de toute modification de cet appel d'offres.