ocds-bidanga-GN-OP00438052
Recruitment of a Monitoring and Evaluation Specialist — Guinea Water and Sanitation Project
Titre original : Spécialiste en Suivi – Evaluation du PEAG
Deadline
April 28, 2026
Key information
- Type
- Construction
- Deadline
- April 28, 2026 at 12:00 AMClosed
- Estimated Value
- Not disclosed
- Language of Notice
- English
Description
REPUBLIQUE DE GUINEE
MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES
SOCIETE EAU DE GUINEE (SEG)
Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG)
APPEL A MANIFESTATION d’intérêt
POUR LE RECRUTEMENT D’UN SPECIALISTE EN (E) SPECIALISTE EN SUIVI ET EVALUATION
(CONSULTANT INDIVIDUEL)
AMI N° 13/MAHH/PEAG/2026
Secteur : Hydraulique et Assainissement.
Date de début : 13 avril 2026
Date de fin : 28 avril 2026
- CONTEXTE ET JUSTIFICATION :
La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières.
Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris.
Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020). S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux.
Le secteur de l’eau est sous la tutelle du Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines.
Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années.
D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG)
Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040.
La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars.
Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche.
Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur.
- OBJECTIFS DU POSTE:
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet, un/une Spécialiste en suivi et évaluation sera recruté(e) pour assurer la mise en place et la fonctionnalité du dispositif suivi-évaluation du projet. Il/Elle sera chargé de concevoir et de mettre en œuvre la de la stratégie pour le suivi de la performance, de l’évaluation, de renforcement de compétences. Il/Elle sera chargé de gestion de l’information afin de renforcer la prise de décision opérationnelle et de garantir l’efficacité des opérations auprès des bénéficiaires. Il/Elle dirigera techniquement les activités relatives au suivi de la performance, à aux évaluations, et de renforcement de compétences techniques.
Le/la spécialiste suivi et évaluation collaborera techniquement avec les spécialistes chargés des autres composantes du projet (Unité de coordination du projet et Banque mondiale). Il/Elle est placé sous la supervision directe du Coordinateur du projet et travaillera en étroite collaboration avec le réfèrent pays en charge de la supervision à distance (GEMS, Geo-Enabling initiative for Monitoring & Supervision) de la Banque mondiale afin de garantir l’application des pratiques du suivi et évaluation efficaces.
- ROLE ET RESPONSABILITES:
Coordination et gestion du suivi, évaluation et rapports
- Assurer la mise en place d’un dispositif du suivi-évaluation y compris l’opérationnalisation de l’approche de supervision à distance (GEMS) et de la documentation des progrès réalisés sur la mise en œuvre des activités du projet,
- S’assurer que les outils de Technologie de l’Information et de la Communication tel que KoBoToolbox et Power BI sont utilisés pour favoriser l'efficacité du projet,
- Diriger la conception des d’outils de collecte et du protocole de gestion des données pour harmoniser les pratiques dans la gestion des données du suivi de la performance et de reportage pour le projet (flux de collecte, traitement et analyse des données) ;
- Assurer un suivi régulier des progrès de tous les objectifs et indicateurs, en communiquant les progrès et en signalant les problèmes au responsable hiérarchique en temps opportuns,
- S’assurer que les outils de suivi et évaluation les plus pertinents et les plus récents sont utilisés ;
- S’assurer qu’une feuille de route est élaboré pour une opérationnalisation de l’approche supervision à distance (GEMS) dans le suivi des activités du projet
- Effectuer des missions de suivi terrain pour l’efficience des activités de suivi-évaluation ;
- Organiser et contribuer aux évaluations internes et externes planifiées ;
- Rédiger des rapports de suivi-évaluation de qualité pour répondre aux engagements avec la Banque mondiale ;
- Assister la production de rapports de haute qualité, tels que, mais sans s’y limiter, les rapports d’avancement mensuel/trimestriel /annuel pour les rapports de la Banque mondiale conformément aux obligations contractuelles, ainsi que d’autres rapports ad hoc demandés par la Banque mondiale comme la cartographie du portefeuille ;
- Concevoir et coordonner les évaluations, y compris la conception des outils, la formation des collecteurs de données, l’analyse des résultats et la rédaction des rapports ;
- Assurer la réalisation périodique interne
Tender Timeline
Publication
April 14, 2026
Bid Submission Deadline
April 28, 2026
Evaluation & Award
Pending
Contract Signature
Pending
Tender Documents
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