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Selection of a firm for independent verifications — Guinea Water and Sanitation Project

Titre original : Agence de Vérification Indépendante (AVI) chargée de surveiller les Contrats basés sur la performance (CBP) du PEAG

Deadline

April 30, 2026

Closed
Published on April 11, 2026 at 12:00 AMModified on June 12, 2026 at 12:16 PM

Key information

Type
Construction
Deadline
April 30, 2026 at 12:00 AMClosed
Estimated Value
Not disclosed
Language of Notice
English

Description

REPUBLIQUE DE GUINEE

MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES

SOCIETE EAU DE GUINEE (SEG)

Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG)

DEMANDE DE MANIFESTATIONS D’INTERET

Financement PEAG : P179017/ IDA Crédits N°/TF Info : IDA-V5130

AMI N° 15/MAHH/PEAG/2026

Conakry le 13 Avril 2026

Sélection d’un cabinet pour les Vérifications indépendantes (IAV) des conditions liées aux Conditions Basées sur la Performance (PBCs) au compte du PEAG.

La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières.

Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris.

Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020).  S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux.

Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines.

Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années.

D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG)

Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040.

La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars.

Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche.

Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur.

Description du Projet Eau et Assainissement en Guinée (PEAG):

Le Projet d’eau et d’assainissement en Guinée (PEAG) succède au précédent Projet Urbain de l’Eau en Guinée (PUEG, P157782), mis en œuvre entre 2017 et avril 2024. Le PEAG fait partie d’un Programme intégré d’approvisionnement en eau du Grand Conakry (en abrégé Programme d’approvisionnement en eau du Grand Conakry) dans lequel le Gouvernement guinéen prévoit de mettre en œuvre les investissements recommandés dans la phase 1 du Plan directeur d’approvisionnement en eau du Grand Conakry élaboré en 2019 dans le cadre du PUEG. Le Gouvernement guinéen a organisé le financement de la phase 1, principalement par des engagements parallèles de l’Exim Bank India (EBI), de la Banque mondiale et de la Banque européenne de l’investissement (BEI), qui combinera son crédit avec une subvention de l’Union européenne. Le financement de la Banque mondiale et de la BEI sera mis en œuvre en parallèle dans le cadre du projet intégré du PEAG, tandis que la composante de l’EBI est mise en œuvre en tant que projet distinct. En outre, le Fonds pour l’environnement mondial (GEF) fournira 11 millions de dollars de cofinancement pour soutenir des solutions fondées sur la nature et une meilleure gestion des ressources en eau qui renforceront l’adaptation au changement climatique et amélioreront la qualité de l’eau.

L’Objectif de Développement du Projet (ODP) est d’accroître l’accès aux services d’eau gérées en toute sécurité dans le Grand Conakry et d'appuyer la mise en œuvre de politiques et de réformes institutionnelles en matière d’eau et d’assainissement

Les indicateurs de niveau d'ODP proposés sont les suivants :

  • Personnes bénéficiant de services d’eau gérés en toute sécurité dans la zone du projet, dont femmes (nombre)
  • Personnes ayant accès à des services d'eau améliorés grâce au projet (nombre)
  • Réduction de l’eau non facturée (ENF) dans la zone du projet (pourcentage)
  • Zone bénéficiant de techniques améliorées de conservation et de gestion de l'eau
  • Adoption et mise en application d’un nouveau contrat-programme entre la SEG et le MAHH (PBC)
  • Création d'une société nationale d'assainissement dans le cadre d'un contrat-programme avec le MAHH (PBC)

Le Projet Eau et Assainissement en Guinée (PEAG) s’articule autour de quatre (5) composantes :

Composante 1. Augmenter et améliorer les services d’eau dans le Grand Conakry

1.1 Augmenter la production d’eau à travers la construction d’une nouvelle usine de traitement d’eau

1.1.1 Appuyer la réduction du déficit de production d’eau du Grand Conakry à travers la construction de la nouvelle usine de traitement d’eau de Yessoulou IV, intégrant un système photovoltaïque, ainsi que l’acquisition d’un laboratoire mobile pour effectuer des tests réguliers sur l’eau brute entrant dans l’usine et l’eau traitée à distribuer.

1.1.2 Améliorer l’approvisionnement en eau à travers la construction d’une prise d’eau brute supplémentaire et d’une conduite principale reliant Grandes Chutes à Yessoulou, et à travers le renforcement des infrastructures de Grandes Chutes, Baneah et Kalé à l’aide d’améliorations hydromécaniques.

1.2 Construire des réservoirs de stockage et améliorer le

Tender Timeline

  1. Publication

    April 11, 2026

  2. Bid Submission Deadline

    April 30, 2026

  3. Evaluation & Award

    Pending

  4. Contract Signature

    Pending

Tender Documents

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