Appels d'offres publiés
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| REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT, Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES PROJET D’INTERCONNECTION ELECTRIQUE Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) APPEL A MANIFESTATION d’intérêt POUR LE RECRUTEMENT D’UN AUDITEUR EXTERNE DANS LE CADRE DU PROJET EAU ET ASSAINISSEMENT EN GUINEE (PEAG) (CONSULTANT FIRME) AMI N° 08/MAHH/PEAG/2026 Secteurs : Assainissement et Hydraulique Date de début : 09 mars 2026 Date de fin : 24 mars 2026 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières. Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris. Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020). S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux. Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines. Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années. D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG) Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040. La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars. Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche. Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur et cela a permis la mise en place du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG). Ainsi afin de garantir la réalité des résultats et l’éligibilité des dépenses du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) figurant dans les rapports des structures bénéficiaires et de l’UCP du PEAG, la Banque mondiale exige la mise en place d'un processus de vérification indépendant piloté par un Auditeur Externe. Une partie des fonds de ce crédit de l’IDA sera utilisée pour appuyer cette unité de coordination, pour financer le service d’audit financier et comptable du projet. À cet effet, l’Unité de Coordination du Projet Eau et Assainissement en Guinée, structure en charge de la gestion du PEAG sous la tutelle du Ministère de l’Assainissement de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH) recrute un Auditeur Externe des activités du projet réalisées courant les exercices 2024-2025 (PPA), 2026 et 2027. II. OBJECTIF DE LA MISSION DE L’AUDIT EXTERNE : II.1. OBJECTIF GENERAL : L’objectif général de l’audit externe est d’une part, de permettre à l’auditeur de vérifier les comptes et 'exprimer une opinion professionnelle sur la situation financière du Projet à la fin de chaque exercice financier et s’assurer que les ressources mises à la disposition du projet sont utilisées aux fins pour lesquelles elles ont été octroyées en vue d’atteindre les objectifs de développement du Projet. D’autre part, évaluer l’efficacité du système de contrôle interne, c’est-à-dire la capacité de l’organisation à produire des informations financières fiables, assurer la performance des opérations et l’optimisation des ressources ainsi que la sauvegarde des actifs du projet II.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES : Les objectifs spécifiques sont : • Certifier la régularité et la sincérité des états financiers du PEAG ; • Contrôler la conformité comptable des états financiers et Evaluer les risques ; • Fournir une assurance raisonnable sur l’absence d’anomalies significatives dans les documents financiers ; • Emettre une opinion afin d’assurer la transparence financières. III. RESULTATS ATTENDUS : Les principaux résultats attendus sont les suivants : • Le dispositif de l’Audit est mis en place, la méthodologie, le planning et les outils de l’Audit des données nécessaires sont élaborés et les Parties Prenantes sont formées au protocole dudit Audit ; • Le rapport d’Audit sur les résultats sont préparés et comprennent notamment, les informations sur le taux de décaissement basée sur les résultats du projet, les conclusions et recommandations. • Les leçons apprises sont capitalisées, les réajustements et les améliorations à apporter au Projet en vue d'améliorer les résultats, sont proposés. IV. MANDAT DE L’AUDITEUR EXTERNE IV.1. PREPARATION DES ETATS FINANCIERS ANNUELS : Concernant la préparation des états financiers annuels, les rôles et responsabilités des parties sont les suivants : • La Responsabilité du PEAG : La responsabilité de la préparation des états financiers incluant les notes annexes relève du PEAG en conformité avec les principes du Système Comptable en vigueur dans l’espace OHADA (Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique). Le PE
Financial and Accounting Audit for 2024-2027 Fiscal Years
| REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT, Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES PROJET D’INTERCONNECTION ELECTRIQUE Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) APPEL A MANIFESTATION d’intérêt POUR LE RECRUTEMENT D’UN AUDITEUR EXTERNE DANS LE CADRE DU PROJET EAU ET ASSAINISSEMENT EN GUINEE (PEAG) (CONSULTANT FIRME) AMI N° 08/MAHH/PEAG/2026 Secteurs : Assainissement et Hydraulique Date de début : 09 mars 2026 Date de fin : 24 mars 2026 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières. Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris. Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020). S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux. Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines. Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années. D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG) Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040. La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars. Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche. Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur et cela a permis la mise en place du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG). Ainsi afin de garantir la réalité des résultats et l’éligibilité des dépenses du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) figurant dans les rapports des structures bénéficiaires et de l’UCP du PEAG, la Banque mondiale exige la mise en place d'un processus de vérification indépendant piloté par un Auditeur Externe. Une partie des fonds de ce crédit de l’IDA sera utilisée pour appuyer cette unité de coordination, pour financer le service d’audit financier et comptable du projet. À cet effet, l’Unité de Coordination du Projet Eau et Assainissement en Guinée, structure en charge de la gestion du PEAG sous la tutelle du Ministère de l’Assainissement de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH) recrute un Auditeur Externe des activités du projet réalisées courant les exercices 2024-2025 (PPA), 2026 et 2027. II. OBJECTIF DE LA MISSION DE L’AUDIT EXTERNE : II.1. OBJECTIF GENERAL : L’objectif général de l’audit externe est d’une part, de permettre à l’auditeur de vérifier les comptes et 'exprimer une opinion professionnelle sur la situation financière du Projet à la fin de chaque exercice financier et s’assurer que les ressources mises à la disposition du projet sont utilisées aux fins pour lesquelles elles ont été octroyées en vue d’atteindre les objectifs de développement du Projet. D’autre part, évaluer l’efficacité du système de contrôle interne, c’est-à-dire la capacité de l’organisation à produire des informations financières fiables, assurer la performance des opérations et l’optimisation des ressources ainsi que la sauvegarde des actifs du projet II.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES : Les objectifs spécifiques sont : • Certifier la régularité et la sincérité des états financiers du PEAG ; • Contrôler la conformité comptable des états financiers et Evaluer les risques ; • Fournir une assurance raisonnable sur l’absence d’anomalies significatives dans les documents financiers ; • Emettre une opinion afin d’assurer la transparence financières. III. RESULTATS ATTENDUS : Les principaux résultats attendus sont les suivants : • Le dispositif de l’Audit est mis en place, la méthodologie, le planning et les outils de l’Audit des données nécessaires sont élaborés et les Parties Prenantes sont formées au protocole dudit Audit ; • Le rapport d’Audit sur les résultats sont préparés et comprennent notamment, les informations sur le taux de décaissement basée sur les résultats du projet, les conclusions et recommandations. • Les leçons apprises sont capitalisées, les réajustements et les améliorations à apporter au Projet en vue d'améliorer les résultats, sont proposés. IV. MANDAT DE L’AUDITEUR EXTERNE IV.1. PREPARATION DES ETATS FINANCIERS ANNUELS : Concernant la préparation des états financiers annuels, les rôles et responsabilités des parties sont les suivants : • La Responsabilité du PEAG : La responsabilité de la préparation des états financiers incluant les notes annexes relève du PEAG en conformité avec les principes du Système Comptable en vigueur dans l’espace OHADA (Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique). Le PE
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| REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT, Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES PROJET D’INTERCONNECTION ELECTRIQUE Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) APPEL A MANIFESTATION d’intérêt POUR LE RECRUTEMENT D’UN AUDITEUR EXTERNE DANS LE CADRE DU PROJET EAU ET ASSAINISSEMENT EN GUINEE (PEAG) (CONSULTANT FIRME) AMI N° 08/MAHH/PEAG/2026 Secteurs : Assainissement et Hydraulique Date de début : 09 mars 2026 Date de fin : 24 mars 2026 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières. Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris. Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020). S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux. Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines. Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années. D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG) Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040. La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars. Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche. Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur et cela a permis la mise en place du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG). Ainsi afin de garantir la réalité des résultats et l’éligibilité des dépenses du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) figurant dans les rapports des structures bénéficiaires et de l’UCP du PEAG, la Banque mondiale exige la mise en place d'un processus de vérification indépendant piloté par un Auditeur Externe. Une partie des fonds de ce crédit de l’IDA sera utilisée pour appuyer cette unité de coordination, pour financer le service d’audit financier et comptable du projet. À cet effet, l’Unité de Coordination du Projet Eau et Assainissement en Guinée, structure en charge de la gestion du PEAG sous la tutelle du Ministère de l’Assainissement de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH) recrute un Auditeur Externe des activités du projet réalisées courant les exercices 2024-2025 (PPA), 2026 et 2027. II. OBJECTIF DE LA MISSION DE L’AUDIT EXTERNE : II.1. OBJECTIF GENERAL : L’objectif général de l’audit externe est d’une part, de permettre à l’auditeur de vérifier les comptes et 'exprimer une opinion professionnelle sur la situation financière du Projet à la fin de chaque exercice financier et s’assurer que les ressources mises à la disposition du projet sont utilisées aux fins pour lesquelles elles ont été octroyées en vue d’atteindre les objectifs de développement du Projet. D’autre part, évaluer l’efficacité du système de contrôle interne, c’est-à-dire la capacité de l’organisation à produire des informations financières fiables, assurer la performance des opérations et l’optimisation des ressources ainsi que la sauvegarde des actifs du projet II.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES : Les objectifs spécifiques sont : • Certifier la régularité et la sincérité des états financiers du PEAG ; • Contrôler la conformité comptable des états financiers et Evaluer les risques ; • Fournir une assurance raisonnable sur l’absence d’anomalies significatives dans les documents financiers ; • Emettre une opinion afin d’assurer la transparence financières. III. RESULTATS ATTENDUS : Les principaux résultats attendus sont les suivants : • Le dispositif de l’Audit est mis en place, la méthodologie, le planning et les outils de l’Audit des données nécessaires sont élaborés et les Parties Prenantes sont formées au protocole dudit Audit ; • Le rapport d’Audit sur les résultats sont préparés et comprennent notamment, les informations sur le taux de décaissement basée sur les résultats du projet, les conclusions et recommandations. • Les leçons apprises sont capitalisées, les réajustements et les améliorations à apporter au Projet en vue d'améliorer les résultats, sont proposés. IV. MANDAT DE L’AUDITEUR EXTERNE IV.1. PREPARATION DES ETATS FINANCIERS ANNUELS : Concernant la préparation des états financiers annuels, les rôles et responsabilités des parties sont les suivants : • La Responsabilité du PEAG : La responsabilité de la préparation des états financiers incluant les notes annexes relève du PEAG en conformité avec les principes du Système Comptable en vigueur dans l’espace OHADA (Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique). Le PE
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| REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT, Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES PROJET D’INTERCONNECTION ELECTRIQUE Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) APPEL A MANIFESTATION d’intérêt POUR LE RECRUTEMENT D’UN AUDITEUR EXTERNE DANS LE CADRE DU PROJET EAU ET ASSAINISSEMENT EN GUINEE (PEAG) (CONSULTANT FIRME) AMI N° 08/MAHH/PEAG/2026 Secteurs : Assainissement et Hydraulique Date de début : 09 mars 2026 Date de fin : 24 mars 2026 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières. Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris. Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020). S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux. Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines. Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années. D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG) Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040. La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars. Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche. Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur et cela a permis la mise en place du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG). Ainsi afin de garantir la réalité des résultats et l’éligibilité des dépenses du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) figurant dans les rapports des structures bénéficiaires et de l’UCP du PEAG, la Banque mondiale exige la mise en place d'un processus de vérification indépendant piloté par un Auditeur Externe. Une partie des fonds de ce crédit de l’IDA sera utilisée pour appuyer cette unité de coordination, pour financer le service d’audit financier et comptable du projet. À cet effet, l’Unité de Coordination du Projet Eau et Assainissement en Guinée, structure en charge de la gestion du PEAG sous la tutelle du Ministère de l’Assainissement de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH) recrute un Auditeur Externe des activités du projet réalisées courant les exercices 2024-2025 (PPA), 2026 et 2027. II. OBJECTIF DE LA MISSION DE L’AUDIT EXTERNE : II.1. OBJECTIF GENERAL : L’objectif général de l’audit externe est d’une part, de permettre à l’auditeur de vérifier les comptes et 'exprimer une opinion professionnelle sur la situation financière du Projet à la fin de chaque exercice financier et s’assurer que les ressources mises à la disposition du projet sont utilisées aux fins pour lesquelles elles ont été octroyées en vue d’atteindre les objectifs de développement du Projet. D’autre part, évaluer l’efficacité du système de contrôle interne, c’est-à-dire la capacité de l’organisation à produire des informations financières fiables, assurer la performance des opérations et l’optimisation des ressources ainsi que la sauvegarde des actifs du projet II.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES : Les objectifs spécifiques sont : • Certifier la régularité et la sincérité des états financiers du PEAG ; • Contrôler la conformité comptable des états financiers et Evaluer les risques ; • Fournir une assurance raisonnable sur l’absence d’anomalies significatives dans les documents financiers ; • Emettre une opinion afin d’assurer la transparence financières. III. RESULTATS ATTENDUS : Les principaux résultats attendus sont les suivants : • Le dispositif de l’Audit est mis en place, la méthodologie, le planning et les outils de l’Audit des données nécessaires sont élaborés et les Parties Prenantes sont formées au protocole dudit Audit ; • Le rapport d’Audit sur les résultats sont préparés et comprennent notamment, les informations sur le taux de décaissement basée sur les résultats du projet, les conclusions et recommandations. • Les leçons apprises sont capitalisées, les réajustements et les améliorations à apporter au Projet en vue d'améliorer les résultats, sont proposés. IV. MANDAT DE L’AUDITEUR EXTERNE IV.1. PREPARATION DES ETATS FINANCIERS ANNUELS : Concernant la préparation des états financiers annuels, les rôles et responsabilités des parties sont les suivants : • La Responsabilité du PEAG : La responsabilité de la préparation des états financiers incluant les notes annexes relève du PEAG en conformité avec les principes du Système Comptable en vigueur dans l’espace OHADA (Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique). Le PE
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| REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT, Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES PROJET D’INTERCONNECTION ELECTRIQUE Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) APPEL A MANIFESTATION d’intérêt POUR LE RECRUTEMENT D’UN AUDITEUR EXTERNE DANS LE CADRE DU PROJET EAU ET ASSAINISSEMENT EN GUINEE (PEAG) (CONSULTANT FIRME) AMI N° 08/MAHH/PEAG/2026 Secteurs : Assainissement et Hydraulique Date de début : 09 mars 2026 Date de fin : 24 mars 2026 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières. Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris. Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020). S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux. Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines. Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années. D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG) Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040. La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars. Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche. Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur et cela a permis la mise en place du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG). Ainsi afin de garantir la réalité des résultats et l’éligibilité des dépenses du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) figurant dans les rapports des structures bénéficiaires et de l’UCP du PEAG, la Banque mondiale exige la mise en place d'un processus de vérification indépendant piloté par un Auditeur Externe. Une partie des fonds de ce crédit de l’IDA sera utilisée pour appuyer cette unité de coordination, pour financer le service d’audit financier et comptable du projet. À cet effet, l’Unité de Coordination du Projet Eau et Assainissement en Guinée, structure en charge de la gestion du PEAG sous la tutelle du Ministère de l’Assainissement de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH) recrute un Auditeur Externe des activités du projet réalisées courant les exercices 2024-2025 (PPA), 2026 et 2027. II. OBJECTIF DE LA MISSION DE L’AUDIT EXTERNE : II.1. OBJECTIF GENERAL : L’objectif général de l’audit externe est d’une part, de permettre à l’auditeur de vérifier les comptes et 'exprimer une opinion professionnelle sur la situation financière du Projet à la fin de chaque exercice financier et s’assurer que les ressources mises à la disposition du projet sont utilisées aux fins pour lesquelles elles ont été octroyées en vue d’atteindre les objectifs de développement du Projet. D’autre part, évaluer l’efficacité du système de contrôle interne, c’est-à-dire la capacité de l’organisation à produire des informations financières fiables, assurer la performance des opérations et l’optimisation des ressources ainsi que la sauvegarde des actifs du projet II.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES : Les objectifs spécifiques sont : • Certifier la régularité et la sincérité des états financiers du PEAG ; • Contrôler la conformité comptable des états financiers et Evaluer les risques ; • Fournir une assurance raisonnable sur l’absence d’anomalies significatives dans les documents financiers ; • Emettre une opinion afin d’assurer la transparence financières. III. RESULTATS ATTENDUS : Les principaux résultats attendus sont les suivants : • Le dispositif de l’Audit est mis en place, la méthodologie, le planning et les outils de l’Audit des données nécessaires sont élaborés et les Parties Prenantes sont formées au protocole dudit Audit ; • Le rapport d’Audit sur les résultats sont préparés et comprennent notamment, les informations sur le taux de décaissement basée sur les résultats du projet, les conclusions et recommandations. • Les leçons apprises sont capitalisées, les réajustements et les améliorations à apporter au Projet en vue d'améliorer les résultats, sont proposés. IV. MANDAT DE L’AUDITEUR EXTERNE IV.1. PREPARATION DES ETATS FINANCIERS ANNUELS : Concernant la préparation des états financiers annuels, les rôles et responsabilités des parties sont les suivants : • La Responsabilité du PEAG : La responsabilité de la préparation des états financiers incluant les notes annexes relève du PEAG en conformité avec les principes du Système Comptable en vigueur dans l’espace OHADA (Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique). Le PE
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| REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT, Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES PROJET D’INTERCONNECTION ELECTRIQUE Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) APPEL A MANIFESTATION d’intérêt POUR LE RECRUTEMENT D’UN AUDITEUR EXTERNE DANS LE CADRE DU PROJET EAU ET ASSAINISSEMENT EN GUINEE (PEAG) (CONSULTANT FIRME) AMI N° 08/MAHH/PEAG/2026 Secteurs : Assainissement et Hydraulique Date de début : 09 mars 2026 Date de fin : 24 mars 2026 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières. Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris. Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020). S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux. Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines. Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années. D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG) Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040. La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars. Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche. Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur et cela a permis la mise en place du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG). Ainsi afin de garantir la réalité des résultats et l’éligibilité des dépenses du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) figurant dans les rapports des structures bénéficiaires et de l’UCP du PEAG, la Banque mondiale exige la mise en place d'un processus de vérification indépendant piloté par un Auditeur Externe. Une partie des fonds de ce crédit de l’IDA sera utilisée pour appuyer cette unité de coordination, pour financer le service d’audit financier et comptable du projet. À cet effet, l’Unité de Coordination du Projet Eau et Assainissement en Guinée, structure en charge de la gestion du PEAG sous la tutelle du Ministère de l’Assainissement de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH) recrute un Auditeur Externe des activités du projet réalisées courant les exercices 2024-2025 (PPA), 2026 et 2027. II. OBJECTIF DE LA MISSION DE L’AUDIT EXTERNE : II.1. OBJECTIF GENERAL : L’objectif général de l’audit externe est d’une part, de permettre à l’auditeur de vérifier les comptes et 'exprimer une opinion professionnelle sur la situation financière du Projet à la fin de chaque exercice financier et s’assurer que les ressources mises à la disposition du projet sont utilisées aux fins pour lesquelles elles ont été octroyées en vue d’atteindre les objectifs de développement du Projet. D’autre part, évaluer l’efficacité du système de contrôle interne, c’est-à-dire la capacité de l’organisation à produire des informations financières fiables, assurer la performance des opérations et l’optimisation des ressources ainsi que la sauvegarde des actifs du projet II.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES : Les objectifs spécifiques sont : • Certifier la régularité et la sincérité des états financiers du PEAG ; • Contrôler la conformité comptable des états financiers et Evaluer les risques ; • Fournir une assurance raisonnable sur l’absence d’anomalies significatives dans les documents financiers ; • Emettre une opinion afin d’assurer la transparence financières. III. RESULTATS ATTENDUS : Les principaux résultats attendus sont les suivants : • Le dispositif de l’Audit est mis en place, la méthodologie, le planning et les outils de l’Audit des données nécessaires sont élaborés et les Parties Prenantes sont formées au protocole dudit Audit ; • Le rapport d’Audit sur les résultats sont préparés et comprennent notamment, les informations sur le taux de décaissement basée sur les résultats du projet, les conclusions et recommandations. • Les leçons apprises sont capitalisées, les réajustements et les améliorations à apporter au Projet en vue d'améliorer les résultats, sont proposés. IV. MANDAT DE L’AUDITEUR EXTERNE IV.1. PREPARATION DES ETATS FINANCIERS ANNUELS : Concernant la préparation des états financiers annuels, les rôles et responsabilités des parties sont les suivants : • La Responsabilité du PEAG : La responsabilité de la préparation des états financiers incluant les notes annexes relève du PEAG en conformité avec les principes du Système Comptable en vigueur dans l’espace OHADA (Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique). Le PE
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| REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT, Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES PROJET D’INTERCONNECTION ELECTRIQUE Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) APPEL A MANIFESTATION d’intérêt POUR LE RECRUTEMENT D’UN AUDITEUR EXTERNE DANS LE CADRE DU PROJET EAU ET ASSAINISSEMENT EN GUINEE (PEAG) (CONSULTANT FIRME) AMI N° 08/MAHH/PEAG/2026 Secteurs : Assainissement et Hydraulique Date de début : 09 mars 2026 Date de fin : 24 mars 2026 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières. Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris. Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020). S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux. Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines. Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années. D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG) Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040. La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars. Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche. Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur et cela a permis la mise en place du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG). Ainsi afin de garantir la réalité des résultats et l’éligibilité des dépenses du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) figurant dans les rapports des structures bénéficiaires et de l’UCP du PEAG, la Banque mondiale exige la mise en place d'un processus de vérification indépendant piloté par un Auditeur Externe. Une partie des fonds de ce crédit de l’IDA sera utilisée pour appuyer cette unité de coordination, pour financer le service d’audit financier et comptable du projet. À cet effet, l’Unité de Coordination du Projet Eau et Assainissement en Guinée, structure en charge de la gestion du PEAG sous la tutelle du Ministère de l’Assainissement de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH) recrute un Auditeur Externe des activités du projet réalisées courant les exercices 2024-2025 (PPA), 2026 et 2027. II. OBJECTIF DE LA MISSION DE L’AUDIT EXTERNE : II.1. OBJECTIF GENERAL : L’objectif général de l’audit externe est d’une part, de permettre à l’auditeur de vérifier les comptes et 'exprimer une opinion professionnelle sur la situation financière du Projet à la fin de chaque exercice financier et s’assurer que les ressources mises à la disposition du projet sont utilisées aux fins pour lesquelles elles ont été octroyées en vue d’atteindre les objectifs de développement du Projet. D’autre part, évaluer l’efficacité du système de contrôle interne, c’est-à-dire la capacité de l’organisation à produire des informations financières fiables, assurer la performance des opérations et l’optimisation des ressources ainsi que la sauvegarde des actifs du projet II.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES : Les objectifs spécifiques sont : • Certifier la régularité et la sincérité des états financiers du PEAG ; • Contrôler la conformité comptable des états financiers et Evaluer les risques ; • Fournir une assurance raisonnable sur l’absence d’anomalies significatives dans les documents financiers ; • Emettre une opinion afin d’assurer la transparence financières. III. RESULTATS ATTENDUS : Les principaux résultats attendus sont les suivants : • Le dispositif de l’Audit est mis en place, la méthodologie, le planning et les outils de l’Audit des données nécessaires sont élaborés et les Parties Prenantes sont formées au protocole dudit Audit ; • Le rapport d’Audit sur les résultats sont préparés et comprennent notamment, les informations sur le taux de décaissement basée sur les résultats du projet, les conclusions et recommandations. • Les leçons apprises sont capitalisées, les réajustements et les améliorations à apporter au Projet en vue d'améliorer les résultats, sont proposés. IV. MANDAT DE L’AUDITEUR EXTERNE IV.1. PREPARATION DES ETATS FINANCIERS ANNUELS : Concernant la préparation des états financiers annuels, les rôles et responsabilités des parties sont les suivants : • La Responsabilité du PEAG : La responsabilité de la préparation des états financiers incluant les notes annexes relève du PEAG en conformité avec les principes du Système Comptable en vigueur dans l’espace OHADA (Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique). Le PE
Financial and Accounting Audit for 2024-2027 Fiscal Years
| REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT, Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES PROJET D’INTERCONNECTION ELECTRIQUE Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) APPEL A MANIFESTATION d’intérêt POUR LE RECRUTEMENT D’UN AUDITEUR EXTERNE DANS LE CADRE DU PROJET EAU ET ASSAINISSEMENT EN GUINEE (PEAG) (CONSULTANT FIRME) AMI N° 08/MAHH/PEAG/2026 Secteurs : Assainissement et Hydraulique Date de début : 09 mars 2026 Date de fin : 24 mars 2026 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières. Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris. Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020). S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux. Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines. Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années. D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG) Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040. La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars. Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche. Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur et cela a permis la mise en place du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG). Ainsi afin de garantir la réalité des résultats et l’éligibilité des dépenses du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) figurant dans les rapports des structures bénéficiaires et de l’UCP du PEAG, la Banque mondiale exige la mise en place d'un processus de vérification indépendant piloté par un Auditeur Externe. Une partie des fonds de ce crédit de l’IDA sera utilisée pour appuyer cette unité de coordination, pour financer le service d’audit financier et comptable du projet. À cet effet, l’Unité de Coordination du Projet Eau et Assainissement en Guinée, structure en charge de la gestion du PEAG sous la tutelle du Ministère de l’Assainissement de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH) recrute un Auditeur Externe des activités du projet réalisées courant les exercices 2024-2025 (PPA), 2026 et 2027. II. OBJECTIF DE LA MISSION DE L’AUDIT EXTERNE : II.1. OBJECTIF GENERAL : L’objectif général de l’audit externe est d’une part, de permettre à l’auditeur de vérifier les comptes et 'exprimer une opinion professionnelle sur la situation financière du Projet à la fin de chaque exercice financier et s’assurer que les ressources mises à la disposition du projet sont utilisées aux fins pour lesquelles elles ont été octroyées en vue d’atteindre les objectifs de développement du Projet. D’autre part, évaluer l’efficacité du système de contrôle interne, c’est-à-dire la capacité de l’organisation à produire des informations financières fiables, assurer la performance des opérations et l’optimisation des ressources ainsi que la sauvegarde des actifs du projet II.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES : Les objectifs spécifiques sont : • Certifier la régularité et la sincérité des états financiers du PEAG ; • Contrôler la conformité comptable des états financiers et Evaluer les risques ; • Fournir une assurance raisonnable sur l’absence d’anomalies significatives dans les documents financiers ; • Emettre une opinion afin d’assurer la transparence financières. III. RESULTATS ATTENDUS : Les principaux résultats attendus sont les suivants : • Le dispositif de l’Audit est mis en place, la méthodologie, le planning et les outils de l’Audit des données nécessaires sont élaborés et les Parties Prenantes sont formées au protocole dudit Audit ; • Le rapport d’Audit sur les résultats sont préparés et comprennent notamment, les informations sur le taux de décaissement basée sur les résultats du projet, les conclusions et recommandations. • Les leçons apprises sont capitalisées, les réajustements et les améliorations à apporter au Projet en vue d'améliorer les résultats, sont proposés. IV. MANDAT DE L’AUDITEUR EXTERNE IV.1. PREPARATION DES ETATS FINANCIERS ANNUELS : Concernant la préparation des états financiers annuels, les rôles et responsabilités des parties sont les suivants : • La Responsabilité du PEAG : La responsabilité de la préparation des états financiers incluant les notes annexes relève du PEAG en conformité avec les principes du Système Comptable en vigueur dans l’espace OHADA (Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique). Le PE
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| REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT, Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES PROJET D’INTERCONNECTION ELECTRIQUE Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) APPEL A MANIFESTATION d’intérêt POUR LE RECRUTEMENT D’UN AUDITEUR EXTERNE DANS LE CADRE DU PROJET EAU ET ASSAINISSEMENT EN GUINEE (PEAG) (CONSULTANT FIRME) AMI N° 08/MAHH/PEAG/2026 Secteurs : Assainissement et Hydraulique Date de début : 09 mars 2026 Date de fin : 24 mars 2026 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières. Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris. Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020). S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux. Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines. Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années. D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG) Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040. La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars. Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche. Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur et cela a permis la mise en place du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG). Ainsi afin de garantir la réalité des résultats et l’éligibilité des dépenses du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) figurant dans les rapports des structures bénéficiaires et de l’UCP du PEAG, la Banque mondiale exige la mise en place d'un processus de vérification indépendant piloté par un Auditeur Externe. Une partie des fonds de ce crédit de l’IDA sera utilisée pour appuyer cette unité de coordination, pour financer le service d’audit financier et comptable du projet. À cet effet, l’Unité de Coordination du Projet Eau et Assainissement en Guinée, structure en charge de la gestion du PEAG sous la tutelle du Ministère de l’Assainissement de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH) recrute un Auditeur Externe des activités du projet réalisées courant les exercices 2024-2025 (PPA), 2026 et 2027. II. OBJECTIF DE LA MISSION DE L’AUDIT EXTERNE : II.1. OBJECTIF GENERAL : L’objectif général de l’audit externe est d’une part, de permettre à l’auditeur de vérifier les comptes et 'exprimer une opinion professionnelle sur la situation financière du Projet à la fin de chaque exercice financier et s’assurer que les ressources mises à la disposition du projet sont utilisées aux fins pour lesquelles elles ont été octroyées en vue d’atteindre les objectifs de développement du Projet. D’autre part, évaluer l’efficacité du système de contrôle interne, c’est-à-dire la capacité de l’organisation à produire des informations financières fiables, assurer la performance des opérations et l’optimisation des ressources ainsi que la sauvegarde des actifs du projet II.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES : Les objectifs spécifiques sont : • Certifier la régularité et la sincérité des états financiers du PEAG ; • Contrôler la conformité comptable des états financiers et Evaluer les risques ; • Fournir une assurance raisonnable sur l’absence d’anomalies significatives dans les documents financiers ; • Emettre une opinion afin d’assurer la transparence financières. III. RESULTATS ATTENDUS : Les principaux résultats attendus sont les suivants : • Le dispositif de l’Audit est mis en place, la méthodologie, le planning et les outils de l’Audit des données nécessaires sont élaborés et les Parties Prenantes sont formées au protocole dudit Audit ; • Le rapport d’Audit sur les résultats sont préparés et comprennent notamment, les informations sur le taux de décaissement basée sur les résultats du projet, les conclusions et recommandations. • Les leçons apprises sont capitalisées, les réajustements et les améliorations à apporter au Projet en vue d'améliorer les résultats, sont proposés. IV. MANDAT DE L’AUDITEUR EXTERNE IV.1. PREPARATION DES ETATS FINANCIERS ANNUELS : Concernant la préparation des états financiers annuels, les rôles et responsabilités des parties sont les suivants : • La Responsabilité du PEAG : La responsabilité de la préparation des états financiers incluant les notes annexes relève du PEAG en conformité avec les principes du Système Comptable en vigueur dans l’espace OHADA (Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique). Le PE
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| REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT, Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES PROJET D’INTERCONNECTION ELECTRIQUE Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) APPEL A MANIFESTATION d’intérêt POUR LE RECRUTEMENT D’UN AUDITEUR EXTERNE DANS LE CADRE DU PROJET EAU ET ASSAINISSEMENT EN GUINEE (PEAG) (CONSULTANT FIRME) AMI N° 08/MAHH/PEAG/2026 Secteurs : Assainissement et Hydraulique Date de début : 09 mars 2026 Date de fin : 24 mars 2026 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières. Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris. Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020). S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux. Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines. Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années. D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG) Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040. La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars. Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche. Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur et cela a permis la mise en place du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG). Ainsi afin de garantir la réalité des résultats et l’éligibilité des dépenses du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) figurant dans les rapports des structures bénéficiaires et de l’UCP du PEAG, la Banque mondiale exige la mise en place d'un processus de vérification indépendant piloté par un Auditeur Externe. Une partie des fonds de ce crédit de l’IDA sera utilisée pour appuyer cette unité de coordination, pour financer le service d’audit financier et comptable du projet. À cet effet, l’Unité de Coordination du Projet Eau et Assainissement en Guinée, structure en charge de la gestion du PEAG sous la tutelle du Ministère de l’Assainissement de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH) recrute un Auditeur Externe des activités du projet réalisées courant les exercices 2024-2025 (PPA), 2026 et 2027. II. OBJECTIF DE LA MISSION DE L’AUDIT EXTERNE : II.1. OBJECTIF GENERAL : L’objectif général de l’audit externe est d’une part, de permettre à l’auditeur de vérifier les comptes et 'exprimer une opinion professionnelle sur la situation financière du Projet à la fin de chaque exercice financier et s’assurer que les ressources mises à la disposition du projet sont utilisées aux fins pour lesquelles elles ont été octroyées en vue d’atteindre les objectifs de développement du Projet. D’autre part, évaluer l’efficacité du système de contrôle interne, c’est-à-dire la capacité de l’organisation à produire des informations financières fiables, assurer la performance des opérations et l’optimisation des ressources ainsi que la sauvegarde des actifs du projet II.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES : Les objectifs spécifiques sont : • Certifier la régularité et la sincérité des états financiers du PEAG ; • Contrôler la conformité comptable des états financiers et Evaluer les risques ; • Fournir une assurance raisonnable sur l’absence d’anomalies significatives dans les documents financiers ; • Emettre une opinion afin d’assurer la transparence financières. III. RESULTATS ATTENDUS : Les principaux résultats attendus sont les suivants : • Le dispositif de l’Audit est mis en place, la méthodologie, le planning et les outils de l’Audit des données nécessaires sont élaborés et les Parties Prenantes sont formées au protocole dudit Audit ; • Le rapport d’Audit sur les résultats sont préparés et comprennent notamment, les informations sur le taux de décaissement basée sur les résultats du projet, les conclusions et recommandations. • Les leçons apprises sont capitalisées, les réajustements et les améliorations à apporter au Projet en vue d'améliorer les résultats, sont proposés. IV. MANDAT DE L’AUDITEUR EXTERNE IV.1. PREPARATION DES ETATS FINANCIERS ANNUELS : Concernant la préparation des états financiers annuels, les rôles et responsabilités des parties sont les suivants : • La Responsabilité du PEAG : La responsabilité de la préparation des états financiers incluant les notes annexes relève du PEAG en conformité avec les principes du Système Comptable en vigueur dans l’espace OHADA (Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique). Le PE
Financial and Accounting Audit — Project for Fiscal Years 2024-2027
| REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT, Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES PROJET D’INTERCONNECTION ELECTRIQUE Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) APPEL A MANIFESTATION d’intérêt POUR LE RECRUTEMENT D’UN AUDITEUR EXTERNE DANS LE CADRE DU PROJET EAU ET ASSAINISSEMENT EN GUINEE (PEAG) (CONSULTANT FIRME) AMI N° 08/MAHH/PEAG/2026 Secteurs : Assainissement et Hydraulique Date de début : 09 mars 2026 Date de fin : 24 mars 2026 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières. Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris. Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020). S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux. Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines. Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années. D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG) Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040. La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars. Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche. Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur et cela a permis la mise en place du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG). Ainsi afin de garantir la réalité des résultats et l’éligibilité des dépenses du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) figurant dans les rapports des structures bénéficiaires et de l’UCP du PEAG, la Banque mondiale exige la mise en place d'un processus de vérification indépendant piloté par un Auditeur Externe. Une partie des fonds de ce crédit de l’IDA sera utilisée pour appuyer cette unité de coordination, pour financer le service d’audit financier et comptable du projet. À cet effet, l’Unité de Coordination du Projet Eau et Assainissement en Guinée, structure en charge de la gestion du PEAG sous la tutelle du Ministère de l’Assainissement de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH) recrute un Auditeur Externe des activités du projet réalisées courant les exercices 2024-2025 (PPA), 2026 et 2027. II. OBJECTIF DE LA MISSION DE L’AUDIT EXTERNE : II.1. OBJECTIF GENERAL : L’objectif général de l’audit externe est d’une part, de permettre à l’auditeur de vérifier les comptes et 'exprimer une opinion professionnelle sur la situation financière du Projet à la fin de chaque exercice financier et s’assurer que les ressources mises à la disposition du projet sont utilisées aux fins pour lesquelles elles ont été octroyées en vue d’atteindre les objectifs de développement du Projet. D’autre part, évaluer l’efficacité du système de contrôle interne, c’est-à-dire la capacité de l’organisation à produire des informations financières fiables, assurer la performance des opérations et l’optimisation des ressources ainsi que la sauvegarde des actifs du projet II.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES : Les objectifs spécifiques sont : • Certifier la régularité et la sincérité des états financiers du PEAG ; • Contrôler la conformité comptable des états financiers et Evaluer les risques ; • Fournir une assurance raisonnable sur l’absence d’anomalies significatives dans les documents financiers ; • Emettre une opinion afin d’assurer la transparence financières. III. RESULTATS ATTENDUS : Les principaux résultats attendus sont les suivants : • Le dispositif de l’Audit est mis en place, la méthodologie, le planning et les outils de l’Audit des données nécessaires sont élaborés et les Parties Prenantes sont formées au protocole dudit Audit ; • Le rapport d’Audit sur les résultats sont préparés et comprennent notamment, les informations sur le taux de décaissement basée sur les résultats du projet, les conclusions et recommandations. • Les leçons apprises sont capitalisées, les réajustements et les améliorations à apporter au Projet en vue d'améliorer les résultats, sont proposés. IV. MANDAT DE L’AUDITEUR EXTERNE IV.1. PREPARATION DES ETATS FINANCIERS ANNUELS : Concernant la préparation des états financiers annuels, les rôles et responsabilités des parties sont les suivants : • La Responsabilité du PEAG : La responsabilité de la préparation des états financiers incluant les notes annexes relève du PEAG en conformité avec les principes du Système Comptable en vigueur dans l’espace OHADA (Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique). Le PE
Financial and Accounting Audit for 2024-2027 Fiscal Years
| REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT, Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES PROJET D’INTERCONNECTION ELECTRIQUE Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) APPEL A MANIFESTATION d’intérêt POUR LE RECRUTEMENT D’UN AUDITEUR EXTERNE DANS LE CADRE DU PROJET EAU ET ASSAINISSEMENT EN GUINEE (PEAG) (CONSULTANT FIRME) AMI N° 08/MAHH/PEAG/2026 Secteurs : Assainissement et Hydraulique Date de début : 09 mars 2026 Date de fin : 24 mars 2026 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières. Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris. Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020). S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux. Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines. Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années. D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG) Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040. La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars. Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche. Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur et cela a permis la mise en place du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG). Ainsi afin de garantir la réalité des résultats et l’éligibilité des dépenses du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) figurant dans les rapports des structures bénéficiaires et de l’UCP du PEAG, la Banque mondiale exige la mise en place d'un processus de vérification indépendant piloté par un Auditeur Externe. Une partie des fonds de ce crédit de l’IDA sera utilisée pour appuyer cette unité de coordination, pour financer le service d’audit financier et comptable du projet. À cet effet, l’Unité de Coordination du Projet Eau et Assainissement en Guinée, structure en charge de la gestion du PEAG sous la tutelle du Ministère de l’Assainissement de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH) recrute un Auditeur Externe des activités du projet réalisées courant les exercices 2024-2025 (PPA), 2026 et 2027. II. OBJECTIF DE LA MISSION DE L’AUDIT EXTERNE : II.1. OBJECTIF GENERAL : L’objectif général de l’audit externe est d’une part, de permettre à l’auditeur de vérifier les comptes et 'exprimer une opinion professionnelle sur la situation financière du Projet à la fin de chaque exercice financier et s’assurer que les ressources mises à la disposition du projet sont utilisées aux fins pour lesquelles elles ont été octroyées en vue d’atteindre les objectifs de développement du Projet. D’autre part, évaluer l’efficacité du système de contrôle interne, c’est-à-dire la capacité de l’organisation à produire des informations financières fiables, assurer la performance des opérations et l’optimisation des ressources ainsi que la sauvegarde des actifs du projet II.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES : Les objectifs spécifiques sont : • Certifier la régularité et la sincérité des états financiers du PEAG ; • Contrôler la conformité comptable des états financiers et Evaluer les risques ; • Fournir une assurance raisonnable sur l’absence d’anomalies significatives dans les documents financiers ; • Emettre une opinion afin d’assurer la transparence financières. III. RESULTATS ATTENDUS : Les principaux résultats attendus sont les suivants : • Le dispositif de l’Audit est mis en place, la méthodologie, le planning et les outils de l’Audit des données nécessaires sont élaborés et les Parties Prenantes sont formées au protocole dudit Audit ; • Le rapport d’Audit sur les résultats sont préparés et comprennent notamment, les informations sur le taux de décaissement basée sur les résultats du projet, les conclusions et recommandations. • Les leçons apprises sont capitalisées, les réajustements et les améliorations à apporter au Projet en vue d'améliorer les résultats, sont proposés. IV. MANDAT DE L’AUDITEUR EXTERNE IV.1. PREPARATION DES ETATS FINANCIERS ANNUELS : Concernant la préparation des états financiers annuels, les rôles et responsabilités des parties sont les suivants : • La Responsabilité du PEAG : La responsabilité de la préparation des états financiers incluant les notes annexes relève du PEAG en conformité avec les principes du Système Comptable en vigueur dans l’espace OHADA (Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique). Le PE
International Specialist in Market Contracting
| REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT, Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) APPEL A MANIFESTATION D'INTERET POUR LE RECRUTEMENT D’UN EXPERT INTERNATIONAL EN PASSATION DE MARCHES (CONSULTANT INDIVIDUEL) AMI N° 04/MAHH/PEAG/2026 Secteur : Hydraulique Date de début : 04 février 2026 Date de fin : 24 février 2026 1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières. Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris. Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020). S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux. Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines. Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années. D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG) Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040. La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars. Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche. Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur. 2. OBJECTIF DE LA MISSION Pour une meilleure gestion du processus de passation des marchés financés par la Banque mondiale, le Gouvernement Guinéen, en accord avec la Banque mondiale, se propose d’utiliser une partie des ressources du projet pour le recrutement d’un(e) Expert international en passation de marchés pour appuyer l’Unité de Coordination du Projet. Les présents termes de référence (TDR) situent le mandat et le profil requis pour le poste de l’Expert en Passation de marchés. 3. NATURE ET ETENDUE DES PRESTATIONS Sous l’autorité et la supervision du Coordonnateur, l’expert international de passation des marchés sera chargé des tâches ci-après : • Sera responsable du système de gestion de la passation des marchés comprenant (i) la planification des opérations de passation des marchés par le biais du nouvel outil dénommé STEP[2], (ii) le suivi de l’avancement de la mise en œuvre des activités, (iii) le classement électronique des documents de passation des marches du projet ; (iv) l’analyse des écarts entre les réalisations et les prévisions au niveau du plan de passation des marchés ; • Sera responsable de l’ensemble du processus de passation des marches du projet, et plus précisément de ce qui suit : • En ce qui concerne la préparation des documents d’appels d’offres et des demandes de propositions : • Préparer les dossiers d’appels d’offres et les demandes de propositions et veiller à ce que ces dossiers reçoivent les approbations nécessaires dans un premier temps des administrations nationales et ensuite du bailleur de fonds selon les dispositions prévues dans les accords de Don/Prêt ; • Préparer les dossiers de préqualification ou sélection initiale de travaux, fournitures et services autres que services de consultants ; • Préparer les dossiers de présélection des cabinets ou consultants individuels pour les services de consultants ; • S’assurer que les dossiers ont reçu les approbations nécessaires (au niveau national et auprès du bailleur de fonds) selon les seuils convenus dans les accords de Don/Prêt. • En ce qui concerne la passation de marchés : • Préparer et faire publier les avis généraux, les avis spécifiques de manifestations d’intérêt pour recevoir les expressions d’intérêt pour les services de consultants, les avis de présélection et les avis spécifiques d’appels d’offres de travaux et de fournitures ; • Assurer en plus des avis ci-dessus la plus large publicité en faisant publier si nécessaire des avis dans des revues spécialisées, dans le Business Développement et si nécessaire, en les communiquant aux représentations diplomatiques installées dans le pays ; • Veiller à l’inscription à l’ordre du jour des commissions de passation des marchés les étapes du processus d’évaluation des offres ou propositions (ouvertures des plis évaluations et attributions) ; • Veiller au respect de la confidentialité dans les travaux d’évaluation des offres, candidatures et/ou propositions, s’assurer que ceux-ci reçoivent les approbations nécessaires des services compétents de l’administration d’une part et du bailleur de fonds d’autre part ; • Préparer les marchés/contrats et veiller à ce qu’ils soient signés, approuvés, visés, enregistrés et notifiés selon les procédures prévues et dans les meilleurs
Social Protection Specialist — PEAG
| REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT, Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) APPEL A MANIFESTATION D'INTERET POUR LE RECRUTEMENT D’UN SPECIALISTE EN SAUVEGARDE SOCIALE (CONSULTANT INDIVIDUEL) AMI N° 02/MAHH/PEAG/2026 Secteur : Hydraulique Date de début : 04 février 2026 Date de fin : 24 février 2026 1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières. Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris. Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020). S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux. Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines. Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années. D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG) Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040. La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars. Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche. Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur. 2. OBJECTIF DE LA MISSION Par la nature, la localisation, les caractéristiques et l’envergure des activités envisagées dans le cadre de sa mise en œuvre, le projet d’Appui à la Sécurité de l’Eau et de l’Assainissement (PASEA) est potentiellement associé à des risques et impacts environnementaux et sociaux y compris sécuritaires majeurs. C’est pourquoi il est classé « projet à risque élevé » selon la législation nationale et les critères de classification environnementale et sociale de la Banque mondiale. Huit (08) Normes Environnementales et Sociales (NES) de la Banque mondiale sont pertinentes pour s’appliquer au projet afin de prévenir les risques et atténuer les impacts négatifs sur l’environnement et la population qui pourraient découler de sa mise en œuvre. Il s’agit de la : NES n°1 « Évaluation et gestion des risques et des impacts environnementaux et sociaux » ; NES n° 2 « Emploi et conditions de travail »; NES n° 3 «Utilisation rationnelle des ressources et prévention et gestion de la pollution »; NES n° 4 « Santé et sécurité des populations »; NES n° 5 « Acquisition des terres, restrictions à l’utilisation des terres et réinstallation involontaire » ; NES n° 6 «Préservation de la biodiversité et gestion durable des ressources naturelles biologiques »; NES n° 8 « Patrimoine culturel» et NES n° 10 « Mobilisation des parties prenantes et information ». En conséquence, le Gouvernement Guinéen se doit de préparer les instruments environnementaux et sociaux suivants : (i) un Plan d’Engagement Environnemental et Social (PEES) ; (ii) les Procédures de Gestion de la Main-d’œuvre (PGMO) ; (iii) un Plan de Mobilisation des Parties Prenantes (PMPP) ; ainsi que (iv) des études d’impact environnemental et social (EIES) et plans d’action de réinstallation (PAR) associés aux différentes infrastructures à construire et ou réhabiliter (barrages, station des traitement d’eau, réseaux de distribution, réservoirs, etc.). Afin d’assurer un meilleur suivi de la gestion environnementale, sociale et sécuritaire des investissements projetés, le Gouvernement Guinéen, en accord avec la Banque mondiale, se propose d’utiliser une partie des ressources du projet pour le recrutement d’un(e) spécialiste en sauvegarde environnementale pour le compte de l’Unité de Coordination du Projet. Les présents termes de référence (TDR) situent le mandat et le profil requis pour le poste du (de la) Spécialiste en Sauvegarde Sociale. 3. NATURE ET ETENDUE DES PRESTATIONS Sous l’autorité du Coordonnateur du Projet, le Spécialiste en Sauvegardes sociales est responsable du respect de toutes les exigences des NES relatives au développement social, VBG et EAS/HS. Le (la) consultant(e) en sauvegarde sociale a pour mission l’intégration et la gestion des aspects sociaux dans la planification et l’exécution des activités du programme (y compris les composantes financées par la BEI et l’Union Européenne. Il/elle apportera son expertise/appui/conseil aux équipes PEAG et aux différentes parties prenantes concernées, dans toutes les activités nécessitant la prise en compte et le suivi des aspects sociaux. Il/Elle exécutera sa mission conformément aux dispositions en vigueur en République de Guinée et aux politiques et procédures de la Banque mondiale et autres ba
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| REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT, Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) APPEL A MANIFESTATION D'INTERET POUR LE RECRUTEMENT D’UN SPECIALISTE EN SAUVEGARDE SOCIALE (CONSULTANT INDIVIDUEL) AMI N° 02/MAHH/PEAG/2026 Secteur : Hydraulique Date de début : 04 février 2026 Date de fin : 24 février 2026 1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières. Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris. Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020). S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux. Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines. Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années. D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG) Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040. La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars. Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche. Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur. 2. OBJECTIF DE LA MISSION Par la nature, la localisation, les caractéristiques et l’envergure des activités envisagées dans le cadre de sa mise en œuvre, le projet d’Appui à la Sécurité de l’Eau et de l’Assainissement (PASEA) est potentiellement associé à des risques et impacts environnementaux et sociaux y compris sécuritaires majeurs. C’est pourquoi il est classé « projet à risque élevé » selon la législation nationale et les critères de classification environnementale et sociale de la Banque mondiale. Huit (08) Normes Environnementales et Sociales (NES) de la Banque mondiale sont pertinentes pour s’appliquer au projet afin de prévenir les risques et atténuer les impacts négatifs sur l’environnement et la population qui pourraient découler de sa mise en œuvre. Il s’agit de la : NES n°1 « Évaluation et gestion des risques et des impacts environnementaux et sociaux » ; NES n° 2 « Emploi et conditions de travail »; NES n° 3 «Utilisation rationnelle des ressources et prévention et gestion de la pollution »; NES n° 4 « Santé et sécurité des populations »; NES n° 5 « Acquisition des terres, restrictions à l’utilisation des terres et réinstallation involontaire » ; NES n° 6 «Préservation de la biodiversité et gestion durable des ressources naturelles biologiques »; NES n° 8 « Patrimoine culturel» et NES n° 10 « Mobilisation des parties prenantes et information ». En conséquence, le Gouvernement Guinéen se doit de préparer les instruments environnementaux et sociaux suivants : (i) un Plan d’Engagement Environnemental et Social (PEES) ; (ii) les Procédures de Gestion de la Main-d’œuvre (PGMO) ; (iii) un Plan de Mobilisation des Parties Prenantes (PMPP) ; ainsi que (iv) des études d’impact environnemental et social (EIES) et plans d’action de réinstallation (PAR) associés aux différentes infrastructures à construire et ou réhabiliter (barrages, station des traitement d’eau, réseaux de distribution, réservoirs, etc.). Afin d’assurer un meilleur suivi de la gestion environnementale, sociale et sécuritaire des investissements projetés, le Gouvernement Guinéen, en accord avec la Banque mondiale, se propose d’utiliser une partie des ressources du projet pour le recrutement d’un(e) spécialiste en sauvegarde environnementale pour le compte de l’Unité de Coordination du Projet. Les présents termes de référence (TDR) situent le mandat et le profil requis pour le poste du (de la) Spécialiste en Sauvegarde Sociale. 3. NATURE ET ETENDUE DES PRESTATIONS Sous l’autorité du Coordonnateur du Projet, le Spécialiste en Sauvegardes sociales est responsable du respect de toutes les exigences des NES relatives au développement social, VBG et EAS/HS. Le (la) consultant(e) en sauvegarde sociale a pour mission l’intégration et la gestion des aspects sociaux dans la planification et l’exécution des activités du programme (y compris les composantes financées par la BEI et l’Union Européenne. Il/elle apportera son expertise/appui/conseil aux équipes PEAG et aux différentes parties prenantes concernées, dans toutes les activités nécessitant la prise en compte et le suivi des aspects sociaux. Il/Elle exécutera sa mission conformément aux dispositions en vigueur en République de Guinée et aux politiques et procédures de la Banque mondiale et autres ba
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| REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT, Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) APPEL A MANIFESTATION D'INTERET POUR LE RECRUTEMENT D’UN EXPERT INTERNATIONAL EN PASSATION DE MARCHES (CONSULTANT INDIVIDUEL) AMI N° 04/MAHH/PEAG/2026 Secteur : Hydraulique Date de début : 04 février 2026 Date de fin : 24 février 2026 1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières. Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris. Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020). S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux. Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines. Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années. D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG) Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040. La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars. Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche. Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur. 2. OBJECTIF DE LA MISSION Pour une meilleure gestion du processus de passation des marchés financés par la Banque mondiale, le Gouvernement Guinéen, en accord avec la Banque mondiale, se propose d’utiliser une partie des ressources du projet pour le recrutement d’un(e) Expert international en passation de marchés pour appuyer l’Unité de Coordination du Projet. Les présents termes de référence (TDR) situent le mandat et le profil requis pour le poste de l’Expert en Passation de marchés. 3. NATURE ET ETENDUE DES PRESTATIONS Sous l’autorité et la supervision du Coordonnateur, l’expert international de passation des marchés sera chargé des tâches ci-après : • Sera responsable du système de gestion de la passation des marchés comprenant (i) la planification des opérations de passation des marchés par le biais du nouvel outil dénommé STEP[2], (ii) le suivi de l’avancement de la mise en œuvre des activités, (iii) le classement électronique des documents de passation des marches du projet ; (iv) l’analyse des écarts entre les réalisations et les prévisions au niveau du plan de passation des marchés ; • Sera responsable de l’ensemble du processus de passation des marches du projet, et plus précisément de ce qui suit : • En ce qui concerne la préparation des documents d’appels d’offres et des demandes de propositions : • Préparer les dossiers d’appels d’offres et les demandes de propositions et veiller à ce que ces dossiers reçoivent les approbations nécessaires dans un premier temps des administrations nationales et ensuite du bailleur de fonds selon les dispositions prévues dans les accords de Don/Prêt ; • Préparer les dossiers de préqualification ou sélection initiale de travaux, fournitures et services autres que services de consultants ; • Préparer les dossiers de présélection des cabinets ou consultants individuels pour les services de consultants ; • S’assurer que les dossiers ont reçu les approbations nécessaires (au niveau national et auprès du bailleur de fonds) selon les seuils convenus dans les accords de Don/Prêt. • En ce qui concerne la passation de marchés : • Préparer et faire publier les avis généraux, les avis spécifiques de manifestations d’intérêt pour recevoir les expressions d’intérêt pour les services de consultants, les avis de présélection et les avis spécifiques d’appels d’offres de travaux et de fournitures ; • Assurer en plus des avis ci-dessus la plus large publicité en faisant publier si nécessaire des avis dans des revues spécialisées, dans le Business Développement et si nécessaire, en les communiquant aux représentations diplomatiques installées dans le pays ; • Veiller à l’inscription à l’ordre du jour des commissions de passation des marchés les étapes du processus d’évaluation des offres ou propositions (ouvertures des plis évaluations et attributions) ; • Veiller au respect de la confidentialité dans les travaux d’évaluation des offres, candidatures et/ou propositions, s’assurer que ceux-ci reçoivent les approbations nécessaires des services compétents de l’administration d’une part et du bailleur de fonds d’autre part ; • Préparer les marchés/contrats et veiller à ce qu’ils soient signés, approuvés, visés, enregistrés et notifiés selon les procédures prévues et dans les meilleurs
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| REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT, Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) APPEL A MANIFESTATION D'INTERET POUR LE RECRUTEMENT D’UN SPECIALISTE EN PASSATION DE MARCHES (CONSULTANT INDIVIDUEL) AMI N° 03/MAHH/PEAG/2026 Secteur : Hydraulique Date de début : 04 février 2026 Date de fin : 24 février 2026 1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières. Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris. Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020). S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux. Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines. Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années. D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG) Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040. La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars. Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche. Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur. 2. OBJECTIF DE LA MISSION Pour une meilleure gestion du processus de passation des marchés financés par la Banque mondiale, le Gouvernement Guinéen, en accord avec la Banque mondiale, se propose d’utiliser une partie des ressources du projet pour le recrutement d’un(e) spécialiste en passation de marchés pour le compte de l’Unité de Coordination du Projet. Les présents termes de référence (TDR) situent le mandat et le profil requis pour le poste du (de la) Spécialiste en Passation de marchés. 3. NATURE ET ETENDUE DES PRESTATIONS Sous l’autorité du Coordonnateur et la supervision directe de l’expert international en Passation des Marchés, le Spécialiste de passation des marchés sera chargé des tâches ci-après : • Sera co-responsable du système de gestion de la passation des marchés comprenant (i) la planification des opérations de passation des marchés par le biais du nouvel outil dénommé STEP[2], (ii) le suivi de l’avancement de la mise en œuvre des activités, (iii) le classement électronique des documents de passation des marches du projet ; (iv) l’analyse des écarts entre les réalisations et les prévisions au niveau du plan de passation des marchés ; • Sera co-responsable de l’ensemble du processus de passation des marches du projet, et plus précisément de ce qui suit : • En ce qui concerne la préparation des documents d’appels d’offres et des demandes de propositions : • Préparer les dossiers d’appels d’offres et les demandes de propositions et veiller à ce que ces dossiers reçoivent les approbations nécessaires dans un premier temps des administrations nationales et ensuite du bailleur de fonds selon les dispositions prévues dans les accords de Don/Prêt ; • Préparer les dossiers de pré-qualification ou sélection initiale de travaux, fournitures et services autres que services de consultants ; • Préparer les dossiers de présélection des cabinets ou consultants individuels pour les services de consultants ; • S’assurer que les dossiers ont reçu les approbations nécessaires (au niveau national et auprès du bailleur de fonds) selon les seuils convenus dans les accords de Don/Prêt. • En ce qui concerne la passation de marchés : • Préparer et faire publier les avis généraux, les avis spécifiques de manifestations d’intérêt pour recevoir les expressions d’intérêt pour les services de consultants, les avis de présélection et les avis spécifiques d’appels d’offres de travaux et de fournitures ; • Assurer en plus des avis ci-dessus la plus large publicité en faisant publier si nécessaire des avis dans des revues spécialisées, dans le Business Développement et si nécessaire, en les communiquant aux représentations diplomatiques installées dans le pays ; • Veiller à l’inscription à l’ordre du jour des commissions de passation des marchés les étapes du processus d’évaluation des offres ou propositions (ouvertures des plis évaluations et attributions) ; • Veiller au respect de la confidentialité dans les travaux d’évaluation des offres, candidatures et/ou propositions, s’assurer que ceux-ci reçoivent les approbations nécessaires des services compétents de l’administration d’une part et du bailleur de fonds d’autre part ; • Préparer les marchés/contrats et veiller à ce qu’ils soient signés, approuvés, visés, enregistrés et not
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| REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT, Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES PROJET D’INTERCONNECTION ELECTRIQUE Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) APPEL A MANIFESTATION D'INTERET POUR LE RECRUTEMENT D’UN SPECIALISTE EN SAUVEGARDE ENVIRONNEMENTALE (CONSULTANT INDIVIDUEL) AMI N° 01/MAHH/PEAG/2026 Secteur : Hydraulique Date de début : 04 février 2026 Date de fin : 24 février 2026 • CONTEXTE ET JUSTIFICATION La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières. Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris. Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020). S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux. Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines. Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années. D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG) Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040. La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars. Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche. Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur. 2. OBJECTIF DE LA MISSION Par la nature, la localisation, les caractéristiques et l’envergure des activités envisagées dans le cadre de sa mise en œuvre, le projet d’Appui à la Sécurité de l’Eau et de l’Assainissement (PASEA) est potentiellement associé à des risques et impacts environnementaux et sociaux y compris sécuritaires majeurs. C’est pourquoi il est classé « projet à risque élevé » selon la législation nationale et les critères de classification environnementale et sociale de la Banque mondiale. Huit (08) Normes Environnementales et Sociales (NES) de la Banque mondiale sont pertinentes pour s’appliquer au projet afin de prévenir les risques et atténuer les impacts négatifs sur l’environnement et la population qui pourraient découler de sa mise en œuvre. Il s’agit de la : NES n°1 « Évaluation et gestion des risques et des impacts environnementaux et sociaux » ; NES n° 2 « Emploi et conditions de travail »; NES n° 3 «Utilisation rationnelle des ressources et prévention et gestion de la pollution »; NES n° 4 « Santé et sécurité des populations »; NES n° 5 « Acquisition des terres, restrictions à l’utilisation des terres et réinstallation involontaire » ; NES n° 6 «Préservation de la biodiversité et gestion durable des ressources naturelles biologiques »; NES n° 8 « Patrimoine culturel» et NES n° 10 « Mobilisation des parties prenantes et information ». En conséquence, le Gouvernement Guinéen se doit de préparer les instruments environnementaux et sociaux suivants : (i) un Plan d’Engagement Environnemental et Social (PEES) ; (ii) les Procédures de Gestion de la Main-d’œuvre (PGMO) ; (iii) un Plan de Mobilisation des Parties Prenantes (PMPP) ; ainsi que (iv) des études d’impact environnemental et social (EIES) et plans d’action de réinstallation (PAR) associés aux différentes infrastructures à construire et ou réhabiliter (barrages, station des traitement d’eau, réseaux de distribution, réservoirs, etc.). Afin d’assurer un meilleur suivi de la gestion environnementale, sociale et sécuritaire des investissements projetés, le Gouvernement Guinéen, en accord avec la Banque mondiale, se propose d’utiliser une partie des ressources du projet pour le recrutement d’un(e) spécialiste en sauvegarde environnementale pour le compte de l’Unité de Coordination du Projet. Les présents termes de référence (TDR) situent le mandat et le profil requis pour le poste du (de la) Spécialiste en Sauvegarde Environnementale. 3. NATURE ET ETENDUE DES PRESTATIONS Sous l’autorité du Coordonnateur du Projet, le/la Spécialiste en Sauvegarde Environnementale est responsable du respect de toutes les exigences des documents environnementaux et sociaux requis en vertu du Cadre Environnemental et Social (CES) et mentionnés dans le Plan d’Engagement Environnemental et Social (PEES), même lorsque la mise en œuvre de certaines mesures et actions spécifiques est effectuée par des acteurs directs ou indirects, des ministères, des agences et des parties prenantes du projet. Le/la spécialiste en sauvegarde environnementale aura pour mission l’intégration et la gestion des aspects environnementaux, sanitaires, et sécuritaires dans la planification et l’exécution des activités du projet. Il/elle app
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| REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT, Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES PROJET D’INTERCONNECTION ELECTRIQUE Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) APPEL A MANIFESTATION D'INTERET POUR LE RECRUTEMENT D’UN SPECIALISTE EN SAUVEGARDE ENVIRONNEMENTALE (CONSULTANT INDIVIDUEL) AMI N° 01/MAHH/PEAG/2026 Secteur : Hydraulique Date de début : 04 février 2026 Date de fin : 24 février 2026 • CONTEXTE ET JUSTIFICATION La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières. Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris. Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020). S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux. Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines. Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années. D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG) Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040. La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars. Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche. Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur. 2. OBJECTIF DE LA MISSION Par la nature, la localisation, les caractéristiques et l’envergure des activités envisagées dans le cadre de sa mise en œuvre, le projet d’Appui à la Sécurité de l’Eau et de l’Assainissement (PASEA) est potentiellement associé à des risques et impacts environnementaux et sociaux y compris sécuritaires majeurs. C’est pourquoi il est classé « projet à risque élevé » selon la législation nationale et les critères de classification environnementale et sociale de la Banque mondiale. Huit (08) Normes Environnementales et Sociales (NES) de la Banque mondiale sont pertinentes pour s’appliquer au projet afin de prévenir les risques et atténuer les impacts négatifs sur l’environnement et la population qui pourraient découler de sa mise en œuvre. Il s’agit de la : NES n°1 « Évaluation et gestion des risques et des impacts environnementaux et sociaux » ; NES n° 2 « Emploi et conditions de travail »; NES n° 3 «Utilisation rationnelle des ressources et prévention et gestion de la pollution »; NES n° 4 « Santé et sécurité des populations »; NES n° 5 « Acquisition des terres, restrictions à l’utilisation des terres et réinstallation involontaire » ; NES n° 6 «Préservation de la biodiversité et gestion durable des ressources naturelles biologiques »; NES n° 8 « Patrimoine culturel» et NES n° 10 « Mobilisation des parties prenantes et information ». En conséquence, le Gouvernement Guinéen se doit de préparer les instruments environnementaux et sociaux suivants : (i) un Plan d’Engagement Environnemental et Social (PEES) ; (ii) les Procédures de Gestion de la Main-d’œuvre (PGMO) ; (iii) un Plan de Mobilisation des Parties Prenantes (PMPP) ; ainsi que (iv) des études d’impact environnemental et social (EIES) et plans d’action de réinstallation (PAR) associés aux différentes infrastructures à construire et ou réhabiliter (barrages, station des traitement d’eau, réseaux de distribution, réservoirs, etc.). Afin d’assurer un meilleur suivi de la gestion environnementale, sociale et sécuritaire des investissements projetés, le Gouvernement Guinéen, en accord avec la Banque mondiale, se propose d’utiliser une partie des ressources du projet pour le recrutement d’un(e) spécialiste en sauvegarde environnementale pour le compte de l’Unité de Coordination du Projet. Les présents termes de référence (TDR) situent le mandat et le profil requis pour le poste du (de la) Spécialiste en Sauvegarde Environnementale. 3. NATURE ET ETENDUE DES PRESTATIONS Sous l’autorité du Coordonnateur du Projet, le/la Spécialiste en Sauvegarde Environnementale est responsable du respect de toutes les exigences des documents environnementaux et sociaux requis en vertu du Cadre Environnemental et Social (CES) et mentionnés dans le Plan d’Engagement Environnemental et Social (PEES), même lorsque la mise en œuvre de certaines mesures et actions spécifiques est effectuée par des acteurs directs ou indirects, des ministères, des agences et des parties prenantes du projet. Le/la spécialiste en sauvegarde environnementale aura pour mission l’intégration et la gestion des aspects environnementaux, sanitaires, et sécuritaires dans la planification et l’exécution des activités du projet. Il/elle app
Head of Operations UGP at PEAG
| REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT, Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) APPEL A MANIFESTATION D'INTERET POUR LE RECRUTEMENT D’UN RESPONSABLE DES OPERATIONS DU PEAG (CONSULTANT INDIVIDUEL) AMI N° 06/MAHH/PEAG/2026 Secteur : Hydraulique Date de début : 04 février 2026 Date de fin : 24 février 2026 1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières. Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris. Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020). S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux. Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines. Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années. D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG) Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040. La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars. Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche. Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur. 2. OBJECTIF DE LA MISSION Pour une meilleure gestion technique et de suivi des opérations du PEAG, le Gouvernement Guinéen, en accord avec la Banque mondiale, se propose d’utiliser une partie des ressources du projet pour le recrutement d’un(e) Responsable des Opérations pour le compte l’Unité de Coordination du Projet. Les présents termes de référence (TDR) situent le mandat et le profil requis pour le poste du Responsable des Opérations du PEAG. 3. NATURE ET ETENDUE DES PRESTATIONS Sous la supervision du Coordonnateur, le Responsable des Opérations aura pour tâches de : • Assurer la qualité de toutes les activités du projet, notamment en vérifiant leurs conformités avec les documents de référence tels que: les accords de financement; le manuel d’exécution; les plans d’actions établis lors de missions avec les bailleurs et les agences d’exécution etc; • Contribuer à l’élaboration et à la mise à jour du plan de passation des marchés ; • Contribuer à l’élaboration des Plans de Travail Budgétisé Annuels (PTBA) en préparant les éléments justificatifs des prévisions budgétaires au plan opérationnel et suivre l’exécution du budget retenu et assurer la conformité des activités du projet avec le PTBA; • Collecter des données et renseignements nécessaires et élaborer les Termes de références et demandes de propositions pour le recrutement des consultants ; • Appuyer les agences d’exécution dans l’élaboration des dossiers d’appel d’offres des fournitures et/ ou des travaux pour la sélection des fournisseurs et des entreprises chargés de la réalisation des prestations de fournitures et des travaux ; • Participer à l’analyse des offres et aux négociations des contrats ; • Assurer la préparation, le suivi de la réalisation et la validation des études techniques (préparation de TdRs, examen et validation des rapports des Consultants ayant en charge les études relatives aux infrastructures et équipements à réaliser engagées en rapport avec le Maître d’Ouvrage et éventuellement les autres partenaires ainsi que des travaux et en assurer la gestion technico-financière ; • Assurer la supervision et le suivi des Missions de contrôle des travaux, et assurer la bonne qualité des rapports et des données soumis par la mission de contrôle et les entreprises ; • Suivre et faire mettre à jour les plannings des études et travaux en vue du respect des délais contractuels ; • Participer aux réunions mensuelles avec les Missions de contrôle et les entreprises et communiquer les enjeux principaux à l’ensemble des acteurs concernés (MAHH, SEG, bailleurs de fonds etc) ; • Proposer des modifications à apporter aux études ou aux travaux afin d’assurer une meilleure fonctionnalité du projet sur propositions des Missions de contrôle et approuver les avenants correspondants ; • Traiter les correspondances échangées avec les bailleurs de fonds, les Consultants et les entreprises ; • ; • Examiner les demandes de changement des experts du cabinet de Consultants ou du personnel de l’encadrement de l’entreprise ; • Vérifier la conformité des prestations des bureaux d’études et des entreprises avec les TDRs et les plans techniques et valider leurs prestations apres cette vérification ; • Approuver les factures de prestations exécutées par les bureaux d’études