🇬🇳

Guinea

ocds-bidanga-GN-OP00430262

activetender

Financial and Accounting Audit for 2024-2027 Fiscal Years

Titre original : Audits comptables et financiers du Projet des exercices 2024-2025 (PPA), 2026 et 2027.

Deadline

March 24, 2026

Closed
Published on March 4, 2026 at 12:00 AMModified on March 31, 2026 at 02:14 AM

Key information

Type
Construction
Procuring Entity
Guinea Water and Sanitation Project
Location
🇬🇳 Guinea
Deadline
March 24, 2026 at 12:00 AMClosed
Estimated Value
Not disclosed
Language of Notice
English

Description

REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT,

Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET

DES HYDROCARBURES

PROJET D’INTERCONNECTION ELECTRIQUE

Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG)

APPEL A MANIFESTATION d’intérêt

POUR LE RECRUTEMENT D’UN AUDITEUR EXTERNE DANS LE CADRE DU PROJET EAU ET ASSAINISSEMENT EN GUINEE (PEAG)

(CONSULTANT FIRME)

AMI N° 08/MAHH/PEAG/2026

Secteurs : Assainissement et Hydraulique

Date de début : 09 mars 2026

Date de fin : 24 mars 2026

I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION

La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières.

Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris.

Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020).  S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux.

Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines.

Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années.

D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG)

Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040.

La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars.

Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche.

Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur et cela a permis la mise en place du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG).

Ainsi afin de garantir la réalité des résultats et l’éligibilité des dépenses du Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG) figurant dans les rapports des structures bénéficiaires et de l’UCP du PEAG, la Banque mondiale exige la mise en place d'un processus de vérification indépendant piloté par un Auditeur Externe. Une partie des fonds de ce crédit de l’IDA sera utilisée pour appuyer cette unité de coordination, pour financer le service d’audit financier et comptable du projet.

À cet effet, l’Unité de Coordination du Projet Eau et Assainissement en Guinée, structure en charge de la gestion du PEAG sous la tutelle du Ministère de l’Assainissement de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH) recrute un Auditeur Externe des activités du projet réalisées courant les exercices 2024-2025 (PPA), 2026 et 2027.

II. OBJECTIF DE LA MISSION DE L’AUDIT EXTERNE :

II.1. OBJECTIF GENERAL :

L’objectif général de l’audit externe est d’une part, de permettre à l’auditeur de vérifier les comptes et 'exprimer une opinion professionnelle sur la situation financière du Projet à la fin de chaque exercice financier et s’assurer que les ressources mises à la disposition du projet sont utilisées aux fins pour lesquelles elles ont été octroyées en vue d’atteindre les objectifs de développement du Projet.

D’autre part, évaluer l’efficacité du système de contrôle interne, c’est-à-dire la capacité de l’organisation à produire des informations financières fiables, assurer la performance des opérations et l’optimisation des ressources ainsi que la sauvegarde des actifs du projet

II.2. OBJECTIFS SPECIFIQUES :

Les objectifs spécifiques sont :

  • Certifier la régularité et la sincérité des états financiers du PEAG ;
  • Contrôler la conformité comptable des états financiers et Evaluer les risques ;
  • Fournir une assurance raisonnable sur l’absence d’anomalies significatives dans les documents financiers ;
  • Emettre une opinion afin d’assurer la transparence financières.

III. RESULTATS ATTENDUS :

Les principaux résultats attendus sont les suivants :

  • Le dispositif de l’Audit est mis en place, la méthodologie, le planning et les outils de l’Audit des données nécessaires sont élaborés et les Parties Prenantes sont formées au protocole dudit Audit ;
  • Le rapport d’Audit sur les résultats sont préparés et comprennent notamment, les informations sur le taux de décaissement basée sur les résultats du projet, les conclusions et recommandations.
  • Les leçons apprises sont capitalisées, les réajustements et les améliorations à apporter au Projet en vue d'améliorer les résultats, sont proposés.

IV. MANDAT DE L’AUDITEUR EXTERNE

IV.1. PREPARATION DES ETATS FINANCIERS ANNUELS :

Concernant la préparation des états financiers annuels, les rôles et responsabilités des parties sont les suivants :

  • La Responsabilité du PEAG :

La responsabilité de la préparation des états financiers incluant les notes annexes relève du PEAG en conformité avec les principes du Système Comptable en vigueur dans l’espace OHADA (Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique).

Le PE

Tender Timeline

  1. Publication

    March 4, 2026

  2. Bid Submission Deadline

    March 24, 2026

  3. Evaluation & Award

    Pending

  4. Contract Signature

    Pending

Procuring Entity

Country
Guinea
Contact person
Arafan BAYO