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REPUBLIQUE DE GUINEE Travail – Justice – Solidarité MINISTERE DE L’ENERGIE, DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES ELECTRICITE DE GUINEE (EDG) PROJET D’AMELIORATION DE L’ACCES A L’ELECTRICITE EN GUINEE (PAAEG - EDG) Sollicitation de Manifestations d’intérêt SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UN CONSULTANT INDIVIDUEL MISSION : Elaboration du Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) de la seconde phase du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG) Financement : Banque Mondiale (BM) Date début : 24 Février 2025 Date limite : 10 Mars 2025 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION : Le Gouvernement guinéen avec l’appui de la Banque mondiale a préparé un schéma de développement des réseaux électriques de Conakry. Depuis plusieurs décennies, le secteur de l’électricité en Guinée souffre d’un déficit chronique entre l’offre et la demande en raison du faible niveau de production d’énergie électrique et de l’insuffisance du réseau de transport et de distribution. Le problème de déficit et la qualité d’approvisionnement en électricité limitent la participation du secteur privé au développement économique du pays ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations. En vue d’éliminer ces contraintes dans l’approvisionnement fiable en électricité des populations, le Ministère de l’énergie et de l’hydraulique a initié des projets d'extension des réseaux de distribution, à travers le projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG). Dans le cadre du déroulement du programme national d’accès à l’électricité à moindre coût, en lien avec ses options stratégiques de mobilisation des ressources financières, le Gouvernement de Guinée a élaboré le Projet d'amélioration de l'accès à l'électricité en Guinée (PAAEG). Pour sa mise en œuvre, le Gouvernement a sollicité un financement de la Banque Mondiale et un financement de l’Agence Française de Développement (AFD). La première phase du projet débutée en 2019, est en cours d’exécution et la date de clôture est prévue pour juin 2025. En prélude des préparatifs des documents du nouveau projet (PAAEG II) par l’emprunteur avec le concours de la Banque Mondiale, un certain nombre d’instruments de planification et outils de sauvegarde environnementale et sociale sont en cours d’élaboration. Il s’agit de la mise en place des outils cadre devant orienter la conception des instruments opérationnels : L'un des principaux défis du nouveau projet consiste à améliorer la viabilité de la compagnie nationale d'électricité (Électricité de Guinée, EDG) et à maintenir les tarifs d'électricité à un niveau socialement acceptable. Cette phase 2 du projet PAAEG est un financement des projets d’investissement (IPF) de 100 millions de dollars avec des conditions basées sur la performance (CBP) et un cofinancement du projet. Il complétera la première phase démarrée en 2019 et qui doit s’achever en juin 2025. Sa mise en œuvre va renforcer la dynamique de l'accès à l’électricité pour tous, tout en mettant en œuvre des réformes globales pour assurer la viabilité financière du secteur. Une évaluation environnementale et sociale a été faite pour la phase 1 du projet, sous le régime des politiques opérationnelles de la Banque Mondiale (OP) et a consisté en la conduite de deux études cadres, notamment un Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) et un Cadre de Politique de Réinstallation des Populations affectées (CPRP). Ces études ont permis la classification du projet en Catégorie « B » par la Banque Mondiale, c’est-à-dire que le projet génère des impacts négatifs sur l’environnement de moindre ampleur, de nature très locale et non irréversibles. A cette phase de préparation de l’extension du projet-PAAEG 2- , il est également exigé de réaliser une étude cadre, avec les instruments de sauvegarde, conformément aux politiques de sauvegarde de la Banque Mondiale ; en occurrence le CGES. Ainsi, pour réaliser cette étude, il est prévu de recruter un Consultant individuel conformément au Règlement de Passation des Marchés de la Banque mondiale de juillet 2016 révisé en novembre 2017, août 2018 et septembre 2023. II. OBJECTIFS DE LA MISSION : En prélude à l’élaboration du projet (phase 2) et en lien avec le cadre environnemental et social de la Banque Mondiale[1], l’emprunteur avec le concours de la Banque Mondiale est en train d’élaborer un certain nombre d’instruments cadres de sauvegarde environnementale et sociale. L’objectif de la prestation est d’entreprendre l’évaluation et gestion des risques et effets environnementaux et sociaux du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG)-phase 2, en tenant compte des nouvelles zones d’intervention, conformément à la NES n°1 du CES. En outre, il s’agit de définir un ensemble de mesures techniques, opérationnelles, organisationnelles, légale et réglementaire, à l’intérieur d’un document de cadrage, permettant de prévenir et gérer les risques environnementaux et sociaux potentiels du projet pendant sa mise en œuvre. Le CGES se présente comme un instrument qui fixe les principes et les procédures nécessaires pour trier, évaluer, mettre en œuvre et faire le suivi des mesures d’atténuation des impacts environnementaux et sociaux potentiels du Projet et fournit les directives pour l’élaboration des Plans Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (PCGES) des différents sous-projets. Il doit aussi inclure le cadre de suivi et de surveillance des mesures environnementales et sociales, ainsi que les dispositifs institutionnels à mettre en place pendant la réalisation du Projet, autant que les besoins de renforcement des structures concernées en matière de gestion environnementale et sociale. Cette évaluation de risques et d’impacts sociaux inclura également une analyse des risques relatifs aux Violences Basées sur le Genre (VBG), sur les Exploitations et Abus Sexuels (EAS) et le Harcèlement Sexuel (HS), sur les Violences Contre les Enfants (VCE) en conformité avec la Note de Bonnes pratiques de la Banque mondiale pour lutter contre l’exploitation et les abus sexuels ainsi que le harcèlement sexuel dans le cadre du financement de projets d’investissement comportant de grands travaux de génie civil Spécifiquement, pour mener à bien cette mission, il sera question de : • Caractérisation du cadre légal et réglementaire relatif à la gestion des impacts environnementaux en Guinée et comparaison avec les politiques de la Banque Mondiale ; • Identification par sous projet envisagé, des impacts génériques positifs et négatifs sur l’environnement socioéconomique, notamment sur les populations riveraines, ainsi que sur l’environnement biophysique des sites potentiels de réalisation des différentes activités du Projet ; • Proposition des mesures de suppression ou d’atténuation des impacts négatifs potentiels, ainsi que des mesures de valorisation et de bonification des impacts positifs ; • Propositions des procédures et méthodologies explicites pour la planification sociale et environnementale ainsi que pour l’évaluation, l’approbation et la mise en œuvre participative des activités afférentes aux opérations devant être financées dans le cadre du Projet ; • Détermination des rôles et responsabilités institutionnelles ad hoc pour la mise en œuvre du PCGES, et esquisser les procédures impératives de compte rendu pour gérer et suivre les préoccupations environnementales et sociales relatives à ces activités ; • Évaluation des besoins en renforcement des capacités et autre assistance technique pour la mise en œuvre adéquate des dispositions du PCGES tant au niveau central et déconcentré ; • Estimation du montant de financement à pourvoir par le projet pour mettre en œuvre les activités proposées par le CGES. Le consultant s’efforcera d’évaluer et internaliser les coûts des EIES/PGES spécifiques des sous-projets et ceux de la mise en œuvre des mesures d’atténuation et de compensation proposées sur la base d’expériences comparables (projets similaires dans des zones voisines) et ; • Fourniture des moyens d’information idoines adaptés pour exécuter de manière durable les recommandations du CGES ; • Adoption d’une démarche de consultation et d’entretiens qui garantira le dialogue et la participation de tous les acteurs concernés. • Proposer une procédure d’analyse et de tri permettant de déterminer, pour chaque sous projet proposé, les normes de la banque mondiale qui pourraient être appliquées et les niveaux/types d’analyses environnementales qui sont requises (EIES, NIES, PES, etc.) ; • Proposer un système de gestion des plaintes des personnes affectées indirectement ou directement par les activités du projet avec l’implication éventuelle d’institutions ou comités déjà existants (avec élaboration d’une fiche des plaintes, un registre des plaintes et les modalités de leur suivi et gestion) ; • Procéder à une cartographie des prestataires de lutte et réponse aux violences basées sur le genre (VBG) dans les zones d’intervention. Cette cartographie sera menée a l’aide de l’outil de collecte Kobotoolbox ; • Elaborer un plan d’action budgétisé portant sur la prévention et la lutte contre les exploitations et abus sexuels et le harcèlement sexuel et incluant les mesures d’atténuation des risques de VBG et EAS/HS identifiés ; • Consultation publique : La consultation du public est un élément essentiel du processus d’évaluation environnementale et un moyen de s’assurer que le projet intègre les préoccupations du public. Lors de la conduite de l’EIES, le bureau d’étude devra respecter les politiques de la Banque en matière de consultations et de participation des communautés impliquées, des organisations régionales et nationales intéressées, des utilisateurs de la ressource et les services étatiques concernés. Des séances d’information seront organisées avec les autorités loca
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REPUBLIQUE DE GUINEE Travail – Justice – Solidarité MINISTERE DE L’ENERGIE, DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES ELECTRICITE DE GUINEE (EDG) PROJET D’AMELIORATION DE L’ACCES A L’ELECTRICITE EN GUINEE (PAAEG - EDG) Sollicitation de Manifestations d’intérêt SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UN CONSULTANT INDIVIDUEL MISSION : Elaboration du Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) de la seconde phase du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG) Financement : Banque Mondiale (BM) Date début : 24 Février 2025 Date limite : 10 Mars 2025 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION : Le Gouvernement guinéen avec l’appui de la Banque mondiale a préparé un schéma de développement des réseaux électriques de Conakry. Depuis plusieurs décennies, le secteur de l’électricité en Guinée souffre d’un déficit chronique entre l’offre et la demande en raison du faible niveau de production d’énergie électrique et de l’insuffisance du réseau de transport et de distribution. Le problème de déficit et la qualité d’approvisionnement en électricité limitent la participation du secteur privé au développement économique du pays ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations. En vue d’éliminer ces contraintes dans l’approvisionnement fiable en électricité des populations, le Ministère de l’énergie et de l’hydraulique a initié des projets d'extension des réseaux de distribution, à travers le projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG). Dans le cadre du déroulement du programme national d’accès à l’électricité à moindre coût, en lien avec ses options stratégiques de mobilisation des ressources financières, le Gouvernement de Guinée a élaboré le Projet d'amélioration de l'accès à l'électricité en Guinée (PAAEG). Pour sa mise en œuvre, le Gouvernement a sollicité un financement de la Banque Mondiale et un financement de l’Agence Française de Développement (AFD). La première phase du projet débutée en 2019, est en cours d’exécution et la date de clôture est prévue pour juin 2025. En prélude des préparatifs des documents du nouveau projet (PAAEG II) par l’emprunteur avec le concours de la Banque Mondiale, un certain nombre d’instruments de planification et outils de sauvegarde environnementale et sociale sont en cours d’élaboration. Il s’agit de la mise en place des outils cadre devant orienter la conception des instruments opérationnels : L'un des principaux défis du nouveau projet consiste à améliorer la viabilité de la compagnie nationale d'électricité (Électricité de Guinée, EDG) et à maintenir les tarifs d'électricité à un niveau socialement acceptable. Cette phase 2 du projet PAAEG est un financement des projets d’investissement (IPF) de 100 millions de dollars avec des conditions basées sur la performance (CBP) et un cofinancement du projet. Il complétera la première phase démarrée en 2019 et qui doit s’achever en juin 2025. Sa mise en œuvre va renforcer la dynamique de l'accès à l’électricité pour tous, tout en mettant en œuvre des réformes globales pour assurer la viabilité financière du secteur. Une évaluation environnementale et sociale a été faite pour la phase 1 du projet, sous le régime des politiques opérationnelles de la Banque Mondiale (OP) et a consisté en la conduite de deux études cadres, notamment un Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) et un Cadre de Politique de Réinstallation des Populations affectées (CPRP). Ces études ont permis la classification du projet en Catégorie « B » par la Banque Mondiale, c’est-à-dire que le projet génère des impacts négatifs sur l’environnement de moindre ampleur, de nature très locale et non irréversibles. A cette phase de préparation de l’extension du projet-PAAEG 2- , il est également exigé de réaliser une étude cadre, avec les instruments de sauvegarde, conformément aux politiques de sauvegarde de la Banque Mondiale ; en occurrence le CGES. Ainsi, pour réaliser cette étude, il est prévu de recruter un Consultant individuel conformément au Règlement de Passation des Marchés de la Banque mondiale de juillet 2016 révisé en novembre 2017, août 2018 et septembre 2023. II. OBJECTIFS DE LA MISSION : En prélude à l’élaboration du projet (phase 2) et en lien avec le cadre environnemental et social de la Banque Mondiale[1], l’emprunteur avec le concours de la Banque Mondiale est en train d’élaborer un certain nombre d’instruments cadres de sauvegarde environnementale et sociale. L’objectif de la prestation est d’entreprendre l’évaluation et gestion des risques et effets environnementaux et sociaux du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG)-phase 2, en tenant compte des nouvelles zones d’intervention, conformément à la NES n°1 du CES. En outre, il s’agit de définir un ensemble de mesures techniques, opérationnelles, organisationnelles, légale et réglementaire, à l’intérieur d’un document de cadrage, permettant de prévenir et gérer les risques environnementaux et sociaux potentiels du projet pendant sa mise en œuvre. Le CGES se présente comme un instrument qui fixe les principes et les procédures nécessaires pour trier, évaluer, mettre en œuvre et faire le suivi des mesures d’atténuation des impacts environnementaux et sociaux potentiels du Projet et fournit les directives pour l’élaboration des Plans Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (PCGES) des différents sous-projets. Il doit aussi inclure le cadre de suivi et de surveillance des mesures environnementales et sociales, ainsi que les dispositifs institutionnels à mettre en place pendant la réalisation du Projet, autant que les besoins de renforcement des structures concernées en matière de gestion environnementale et sociale. Cette évaluation de risques et d’impacts sociaux inclura également une analyse des risques relatifs aux Violences Basées sur le Genre (VBG), sur les Exploitations et Abus Sexuels (EAS) et le Harcèlement Sexuel (HS), sur les Violences Contre les Enfants (VCE) en conformité avec la Note de Bonnes pratiques de la Banque mondiale pour lutter contre l’exploitation et les abus sexuels ainsi que le harcèlement sexuel dans le cadre du financement de projets d’investissement comportant de grands travaux de génie civil Spécifiquement, pour mener à bien cette mission, il sera question de : • Caractérisation du cadre légal et réglementaire relatif à la gestion des impacts environnementaux en Guinée et comparaison avec les politiques de la Banque Mondiale ; • Identification par sous projet envisagé, des impacts génériques positifs et négatifs sur l’environnement socioéconomique, notamment sur les populations riveraines, ainsi que sur l’environnement biophysique des sites potentiels de réalisation des différentes activités du Projet ; • Proposition des mesures de suppression ou d’atténuation des impacts négatifs potentiels, ainsi que des mesures de valorisation et de bonification des impacts positifs ; • Propositions des procédures et méthodologies explicites pour la planification sociale et environnementale ainsi que pour l’évaluation, l’approbation et la mise en œuvre participative des activités afférentes aux opérations devant être financées dans le cadre du Projet ; • Détermination des rôles et responsabilités institutionnelles ad hoc pour la mise en œuvre du PCGES, et esquisser les procédures impératives de compte rendu pour gérer et suivre les préoccupations environnementales et sociales relatives à ces activités ; • Évaluation des besoins en renforcement des capacités et autre assistance technique pour la mise en œuvre adéquate des dispositions du PCGES tant au niveau central et déconcentré ; • Estimation du montant de financement à pourvoir par le projet pour mettre en œuvre les activités proposées par le CGES. Le consultant s’efforcera d’évaluer et internaliser les coûts des EIES/PGES spécifiques des sous-projets et ceux de la mise en œuvre des mesures d’atténuation et de compensation proposées sur la base d’expériences comparables (projets similaires dans des zones voisines) et ; • Fourniture des moyens d’information idoines adaptés pour exécuter de manière durable les recommandations du CGES ; • Adoption d’une démarche de consultation et d’entretiens qui garantira le dialogue et la participation de tous les acteurs concernés. • Proposer une procédure d’analyse et de tri permettant de déterminer, pour chaque sous projet proposé, les normes de la banque mondiale qui pourraient être appliquées et les niveaux/types d’analyses environnementales qui sont requises (EIES, NIES, PES, etc.) ; • Proposer un système de gestion des plaintes des personnes affectées indirectement ou directement par les activités du projet avec l’implication éventuelle d’institutions ou comités déjà existants (avec élaboration d’une fiche des plaintes, un registre des plaintes et les modalités de leur suivi et gestion) ; • Procéder à une cartographie des prestataires de lutte et réponse aux violences basées sur le genre (VBG) dans les zones d’intervention. Cette cartographie sera menée a l’aide de l’outil de collecte Kobotoolbox ; • Elaborer un plan d’action budgétisé portant sur la prévention et la lutte contre les exploitations et abus sexuels et le harcèlement sexuel et incluant les mesures d’atténuation des risques de VBG et EAS/HS identifiés ; • Consultation publique : La consultation du public est un élément essentiel du processus d’évaluation environnementale et un moyen de s’assurer que le projet intègre les préoccupations du public. Lors de la conduite de l’EIES, le bureau d’étude devra respecter les politiques de la Banque en matière de consultations et de participation des communautés impliquées, des organisations régionales et nationales intéressées, des utilisateurs de la ressource et les services étatiques concernés. Des séances d’information seront organisées avec les autorités loca
Development of Environmental and Social Management Framework for PAAEG II
REPUBLIQUE DE GUINEE Travail – Justice – Solidarité MINISTERE DE L’ENERGIE, DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES ELECTRICITE DE GUINEE (EDG) PROJET D’AMELIORATION DE L’ACCES A L’ELECTRICITE EN GUINEE (PAAEG - EDG) Sollicitation de Manifestations d’intérêt SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UN CONSULTANT INDIVIDUEL MISSION : Elaboration du Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) de la seconde phase du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG) Financement : Banque Mondiale (BM) Date début : 24 Février 2025 Date limite : 10 Mars 2025 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION : Le Gouvernement guinéen avec l’appui de la Banque mondiale a préparé un schéma de développement des réseaux électriques de Conakry. Depuis plusieurs décennies, le secteur de l’électricité en Guinée souffre d’un déficit chronique entre l’offre et la demande en raison du faible niveau de production d’énergie électrique et de l’insuffisance du réseau de transport et de distribution. Le problème de déficit et la qualité d’approvisionnement en électricité limitent la participation du secteur privé au développement économique du pays ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations. En vue d’éliminer ces contraintes dans l’approvisionnement fiable en électricité des populations, le Ministère de l’énergie et de l’hydraulique a initié des projets d'extension des réseaux de distribution, à travers le projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG). Dans le cadre du déroulement du programme national d’accès à l’électricité à moindre coût, en lien avec ses options stratégiques de mobilisation des ressources financières, le Gouvernement de Guinée a élaboré le Projet d'amélioration de l'accès à l'électricité en Guinée (PAAEG). Pour sa mise en œuvre, le Gouvernement a sollicité un financement de la Banque Mondiale et un financement de l’Agence Française de Développement (AFD). La première phase du projet débutée en 2019, est en cours d’exécution et la date de clôture est prévue pour juin 2025. En prélude des préparatifs des documents du nouveau projet (PAAEG II) par l’emprunteur avec le concours de la Banque Mondiale, un certain nombre d’instruments de planification et outils de sauvegarde environnementale et sociale sont en cours d’élaboration. Il s’agit de la mise en place des outils cadre devant orienter la conception des instruments opérationnels : L'un des principaux défis du nouveau projet consiste à améliorer la viabilité de la compagnie nationale d'électricité (Électricité de Guinée, EDG) et à maintenir les tarifs d'électricité à un niveau socialement acceptable. Cette phase 2 du projet PAAEG est un financement des projets d’investissement (IPF) de 100 millions de dollars avec des conditions basées sur la performance (CBP) et un cofinancement du projet. Il complétera la première phase démarrée en 2019 et qui doit s’achever en juin 2025. Sa mise en œuvre va renforcer la dynamique de l'accès à l’électricité pour tous, tout en mettant en œuvre des réformes globales pour assurer la viabilité financière du secteur. Une évaluation environnementale et sociale a été faite pour la phase 1 du projet, sous le régime des politiques opérationnelles de la Banque Mondiale (OP) et a consisté en la conduite de deux études cadres, notamment un Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) et un Cadre de Politique de Réinstallation des Populations affectées (CPRP). Ces études ont permis la classification du projet en Catégorie « B » par la Banque Mondiale, c’est-à-dire que le projet génère des impacts négatifs sur l’environnement de moindre ampleur, de nature très locale et non irréversibles. A cette phase de préparation de l’extension du projet-PAAEG 2- , il est également exigé de réaliser une étude cadre, avec les instruments de sauvegarde, conformément aux politiques de sauvegarde de la Banque Mondiale ; en occurrence le CGES. Ainsi, pour réaliser cette étude, il est prévu de recruter un Consultant individuel conformément au Règlement de Passation des Marchés de la Banque mondiale de juillet 2016 révisé en novembre 2017, août 2018 et septembre 2023. II. OBJECTIFS DE LA MISSION : En prélude à l’élaboration du projet (phase 2) et en lien avec le cadre environnemental et social de la Banque Mondiale[1], l’emprunteur avec le concours de la Banque Mondiale est en train d’élaborer un certain nombre d’instruments cadres de sauvegarde environnementale et sociale. L’objectif de la prestation est d’entreprendre l’évaluation et gestion des risques et effets environnementaux et sociaux du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG)-phase 2, en tenant compte des nouvelles zones d’intervention, conformément à la NES n°1 du CES. En outre, il s’agit de définir un ensemble de mesures techniques, opérationnelles, organisationnelles, légale et réglementaire, à l’intérieur d’un document de cadrage, permettant de prévenir et gérer les risques environnementaux et sociaux potentiels du projet pendant sa mise en œuvre. Le CGES se présente comme un instrument qui fixe les principes et les procédures nécessaires pour trier, évaluer, mettre en œuvre et faire le suivi des mesures d’atténuation des impacts environnementaux et sociaux potentiels du Projet et fournit les directives pour l’élaboration des Plans Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (PCGES) des différents sous-projets. Il doit aussi inclure le cadre de suivi et de surveillance des mesures environnementales et sociales, ainsi que les dispositifs institutionnels à mettre en place pendant la réalisation du Projet, autant que les besoins de renforcement des structures concernées en matière de gestion environnementale et sociale. Cette évaluation de risques et d’impacts sociaux inclura également une analyse des risques relatifs aux Violences Basées sur le Genre (VBG), sur les Exploitations et Abus Sexuels (EAS) et le Harcèlement Sexuel (HS), sur les Violences Contre les Enfants (VCE) en conformité avec la Note de Bonnes pratiques de la Banque mondiale pour lutter contre l’exploitation et les abus sexuels ainsi que le harcèlement sexuel dans le cadre du financement de projets d’investissement comportant de grands travaux de génie civil Spécifiquement, pour mener à bien cette mission, il sera question de : • Caractérisation du cadre légal et réglementaire relatif à la gestion des impacts environnementaux en Guinée et comparaison avec les politiques de la Banque Mondiale ; • Identification par sous projet envisagé, des impacts génériques positifs et négatifs sur l’environnement socioéconomique, notamment sur les populations riveraines, ainsi que sur l’environnement biophysique des sites potentiels de réalisation des différentes activités du Projet ; • Proposition des mesures de suppression ou d’atténuation des impacts négatifs potentiels, ainsi que des mesures de valorisation et de bonification des impacts positifs ; • Propositions des procédures et méthodologies explicites pour la planification sociale et environnementale ainsi que pour l’évaluation, l’approbation et la mise en œuvre participative des activités afférentes aux opérations devant être financées dans le cadre du Projet ; • Détermination des rôles et responsabilités institutionnelles ad hoc pour la mise en œuvre du PCGES, et esquisser les procédures impératives de compte rendu pour gérer et suivre les préoccupations environnementales et sociales relatives à ces activités ; • Évaluation des besoins en renforcement des capacités et autre assistance technique pour la mise en œuvre adéquate des dispositions du PCGES tant au niveau central et déconcentré ; • Estimation du montant de financement à pourvoir par le projet pour mettre en œuvre les activités proposées par le CGES. Le consultant s’efforcera d’évaluer et internaliser les coûts des EIES/PGES spécifiques des sous-projets et ceux de la mise en œuvre des mesures d’atténuation et de compensation proposées sur la base d’expériences comparables (projets similaires dans des zones voisines) et ; • Fourniture des moyens d’information idoines adaptés pour exécuter de manière durable les recommandations du CGES ; • Adoption d’une démarche de consultation et d’entretiens qui garantira le dialogue et la participation de tous les acteurs concernés. • Proposer une procédure d’analyse et de tri permettant de déterminer, pour chaque sous projet proposé, les normes de la banque mondiale qui pourraient être appliquées et les niveaux/types d’analyses environnementales qui sont requises (EIES, NIES, PES, etc.) ; • Proposer un système de gestion des plaintes des personnes affectées indirectement ou directement par les activités du projet avec l’implication éventuelle d’institutions ou comités déjà existants (avec élaboration d’une fiche des plaintes, un registre des plaintes et les modalités de leur suivi et gestion) ; • Procéder à une cartographie des prestataires de lutte et réponse aux violences basées sur le genre (VBG) dans les zones d’intervention. Cette cartographie sera menée a l’aide de l’outil de collecte Kobotoolbox ; • Elaborer un plan d’action budgétisé portant sur la prévention et la lutte contre les exploitations et abus sexuels et le harcèlement sexuel et incluant les mesures d’atténuation des risques de VBG et EAS/HS identifiés ; • Consultation publique : La consultation du public est un élément essentiel du processus d’évaluation environnementale et un moyen de s’assurer que le projet intègre les préoccupations du public. Lors de la conduite de l’EIES, le bureau d’étude devra respecter les politiques de la Banque en matière de consultations et de participation des communautés impliquées, des organisations régionales et nationales intéressées, des utilisateurs de la ressource et les services étatiques concernés. Des séances d’information seront organisées avec les autorités loca
Development of Environmental and Social Management Framework for PAAEG II
REPUBLIQUE DE GUINEE Travail – Justice – Solidarité MINISTERE DE L’ENERGIE, DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES ELECTRICITE DE GUINEE (EDG) PROJET D’AMELIORATION DE L’ACCES A L’ELECTRICITE EN GUINEE (PAAEG - EDG) Sollicitation de Manifestations d’intérêt SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UN CONSULTANT INDIVIDUEL MISSION : Elaboration du Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) de la seconde phase du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG) Financement : Banque Mondiale (BM) Date début : 24 Février 2025 Date limite : 10 Mars 2025 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION : Le Gouvernement guinéen avec l’appui de la Banque mondiale a préparé un schéma de développement des réseaux électriques de Conakry. Depuis plusieurs décennies, le secteur de l’électricité en Guinée souffre d’un déficit chronique entre l’offre et la demande en raison du faible niveau de production d’énergie électrique et de l’insuffisance du réseau de transport et de distribution. Le problème de déficit et la qualité d’approvisionnement en électricité limitent la participation du secteur privé au développement économique du pays ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations. En vue d’éliminer ces contraintes dans l’approvisionnement fiable en électricité des populations, le Ministère de l’énergie et de l’hydraulique a initié des projets d'extension des réseaux de distribution, à travers le projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG). Dans le cadre du déroulement du programme national d’accès à l’électricité à moindre coût, en lien avec ses options stratégiques de mobilisation des ressources financières, le Gouvernement de Guinée a élaboré le Projet d'amélioration de l'accès à l'électricité en Guinée (PAAEG). Pour sa mise en œuvre, le Gouvernement a sollicité un financement de la Banque Mondiale et un financement de l’Agence Française de Développement (AFD). La première phase du projet débutée en 2019, est en cours d’exécution et la date de clôture est prévue pour juin 2025. En prélude des préparatifs des documents du nouveau projet (PAAEG II) par l’emprunteur avec le concours de la Banque Mondiale, un certain nombre d’instruments de planification et outils de sauvegarde environnementale et sociale sont en cours d’élaboration. Il s’agit de la mise en place des outils cadre devant orienter la conception des instruments opérationnels : L'un des principaux défis du nouveau projet consiste à améliorer la viabilité de la compagnie nationale d'électricité (Électricité de Guinée, EDG) et à maintenir les tarifs d'électricité à un niveau socialement acceptable. Cette phase 2 du projet PAAEG est un financement des projets d’investissement (IPF) de 100 millions de dollars avec des conditions basées sur la performance (CBP) et un cofinancement du projet. Il complétera la première phase démarrée en 2019 et qui doit s’achever en juin 2025. Sa mise en œuvre va renforcer la dynamique de l'accès à l’électricité pour tous, tout en mettant en œuvre des réformes globales pour assurer la viabilité financière du secteur. Une évaluation environnementale et sociale a été faite pour la phase 1 du projet, sous le régime des politiques opérationnelles de la Banque Mondiale (OP) et a consisté en la conduite de deux études cadres, notamment un Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) et un Cadre de Politique de Réinstallation des Populations affectées (CPRP). Ces études ont permis la classification du projet en Catégorie « B » par la Banque Mondiale, c’est-à-dire que le projet génère des impacts négatifs sur l’environnement de moindre ampleur, de nature très locale et non irréversibles. A cette phase de préparation de l’extension du projet-PAAEG 2- , il est également exigé de réaliser une étude cadre, avec les instruments de sauvegarde, conformément aux politiques de sauvegarde de la Banque Mondiale ; en occurrence le CGES. Ainsi, pour réaliser cette étude, il est prévu de recruter un Consultant individuel conformément au Règlement de Passation des Marchés de la Banque mondiale de juillet 2016 révisé en novembre 2017, août 2018 et septembre 2023. II. OBJECTIFS DE LA MISSION : En prélude à l’élaboration du projet (phase 2) et en lien avec le cadre environnemental et social de la Banque Mondiale[1], l’emprunteur avec le concours de la Banque Mondiale est en train d’élaborer un certain nombre d’instruments cadres de sauvegarde environnementale et sociale. L’objectif de la prestation est d’entreprendre l’évaluation et gestion des risques et effets environnementaux et sociaux du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG)-phase 2, en tenant compte des nouvelles zones d’intervention, conformément à la NES n°1 du CES. En outre, il s’agit de définir un ensemble de mesures techniques, opérationnelles, organisationnelles, légale et réglementaire, à l’intérieur d’un document de cadrage, permettant de prévenir et gérer les risques environnementaux et sociaux potentiels du projet pendant sa mise en œuvre. Le CGES se présente comme un instrument qui fixe les principes et les procédures nécessaires pour trier, évaluer, mettre en œuvre et faire le suivi des mesures d’atténuation des impacts environnementaux et sociaux potentiels du Projet et fournit les directives pour l’élaboration des Plans Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (PCGES) des différents sous-projets. Il doit aussi inclure le cadre de suivi et de surveillance des mesures environnementales et sociales, ainsi que les dispositifs institutionnels à mettre en place pendant la réalisation du Projet, autant que les besoins de renforcement des structures concernées en matière de gestion environnementale et sociale. Cette évaluation de risques et d’impacts sociaux inclura également une analyse des risques relatifs aux Violences Basées sur le Genre (VBG), sur les Exploitations et Abus Sexuels (EAS) et le Harcèlement Sexuel (HS), sur les Violences Contre les Enfants (VCE) en conformité avec la Note de Bonnes pratiques de la Banque mondiale pour lutter contre l’exploitation et les abus sexuels ainsi que le harcèlement sexuel dans le cadre du financement de projets d’investissement comportant de grands travaux de génie civil Spécifiquement, pour mener à bien cette mission, il sera question de : • Caractérisation du cadre légal et réglementaire relatif à la gestion des impacts environnementaux en Guinée et comparaison avec les politiques de la Banque Mondiale ; • Identification par sous projet envisagé, des impacts génériques positifs et négatifs sur l’environnement socioéconomique, notamment sur les populations riveraines, ainsi que sur l’environnement biophysique des sites potentiels de réalisation des différentes activités du Projet ; • Proposition des mesures de suppression ou d’atténuation des impacts négatifs potentiels, ainsi que des mesures de valorisation et de bonification des impacts positifs ; • Propositions des procédures et méthodologies explicites pour la planification sociale et environnementale ainsi que pour l’évaluation, l’approbation et la mise en œuvre participative des activités afférentes aux opérations devant être financées dans le cadre du Projet ; • Détermination des rôles et responsabilités institutionnelles ad hoc pour la mise en œuvre du PCGES, et esquisser les procédures impératives de compte rendu pour gérer et suivre les préoccupations environnementales et sociales relatives à ces activités ; • Évaluation des besoins en renforcement des capacités et autre assistance technique pour la mise en œuvre adéquate des dispositions du PCGES tant au niveau central et déconcentré ; • Estimation du montant de financement à pourvoir par le projet pour mettre en œuvre les activités proposées par le CGES. Le consultant s’efforcera d’évaluer et internaliser les coûts des EIES/PGES spécifiques des sous-projets et ceux de la mise en œuvre des mesures d’atténuation et de compensation proposées sur la base d’expériences comparables (projets similaires dans des zones voisines) et ; • Fourniture des moyens d’information idoines adaptés pour exécuter de manière durable les recommandations du CGES ; • Adoption d’une démarche de consultation et d’entretiens qui garantira le dialogue et la participation de tous les acteurs concernés. • Proposer une procédure d’analyse et de tri permettant de déterminer, pour chaque sous projet proposé, les normes de la banque mondiale qui pourraient être appliquées et les niveaux/types d’analyses environnementales qui sont requises (EIES, NIES, PES, etc.) ; • Proposer un système de gestion des plaintes des personnes affectées indirectement ou directement par les activités du projet avec l’implication éventuelle d’institutions ou comités déjà existants (avec élaboration d’une fiche des plaintes, un registre des plaintes et les modalités de leur suivi et gestion) ; • Procéder à une cartographie des prestataires de lutte et réponse aux violences basées sur le genre (VBG) dans les zones d’intervention. Cette cartographie sera menée a l’aide de l’outil de collecte Kobotoolbox ; • Elaborer un plan d’action budgétisé portant sur la prévention et la lutte contre les exploitations et abus sexuels et le harcèlement sexuel et incluant les mesures d’atténuation des risques de VBG et EAS/HS identifiés ; • Consultation publique : La consultation du public est un élément essentiel du processus d’évaluation environnementale et un moyen de s’assurer que le projet intègre les préoccupations du public. Lors de la conduite de l’EIES, le bureau d’étude devra respecter les politiques de la Banque en matière de consultations et de participation des communautés impliquées, des organisations régionales et nationales intéressées, des utilisateurs de la ressource et les services étatiques concernés. Des séances d’information seront organisées avec les autorités loca
Development of Environmental and Social Management Framework for Guinea
REPUBLIQUE DE GUINEE Travail – Justice – Solidarité MINISTERE DE L’ENERGIE, DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES ELECTRICITE DE GUINEE (EDG) PROJET D’AMELIORATION DE L’ACCES A L’ELECTRICITE EN GUINEE (PAAEG - EDG) Sollicitation de Manifestations d’intérêt SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UN CONSULTANT INDIVIDUEL MISSION : Elaboration du Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) de la seconde phase du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG) Financement : Banque Mondiale (BM) Date début : 24 Février 2025 Date limite : 10 Mars 2025 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION : Le Gouvernement guinéen avec l’appui de la Banque mondiale a préparé un schéma de développement des réseaux électriques de Conakry. Depuis plusieurs décennies, le secteur de l’électricité en Guinée souffre d’un déficit chronique entre l’offre et la demande en raison du faible niveau de production d’énergie électrique et de l’insuffisance du réseau de transport et de distribution. Le problème de déficit et la qualité d’approvisionnement en électricité limitent la participation du secteur privé au développement économique du pays ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations. En vue d’éliminer ces contraintes dans l’approvisionnement fiable en électricité des populations, le Ministère de l’énergie et de l’hydraulique a initié des projets d'extension des réseaux de distribution, à travers le projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG). Dans le cadre du déroulement du programme national d’accès à l’électricité à moindre coût, en lien avec ses options stratégiques de mobilisation des ressources financières, le Gouvernement de Guinée a élaboré le Projet d'amélioration de l'accès à l'électricité en Guinée (PAAEG). Pour sa mise en œuvre, le Gouvernement a sollicité un financement de la Banque Mondiale et un financement de l’Agence Française de Développement (AFD). La première phase du projet débutée en 2019, est en cours d’exécution et la date de clôture est prévue pour juin 2025. En prélude des préparatifs des documents du nouveau projet (PAAEG II) par l’emprunteur avec le concours de la Banque Mondiale, un certain nombre d’instruments de planification et outils de sauvegarde environnementale et sociale sont en cours d’élaboration. Il s’agit de la mise en place des outils cadre devant orienter la conception des instruments opérationnels : L'un des principaux défis du nouveau projet consiste à améliorer la viabilité de la compagnie nationale d'électricité (Électricité de Guinée, EDG) et à maintenir les tarifs d'électricité à un niveau socialement acceptable. Cette phase 2 du projet PAAEG est un financement des projets d’investissement (IPF) de 100 millions de dollars avec des conditions basées sur la performance (CBP) et un cofinancement du projet. Il complétera la première phase démarrée en 2019 et qui doit s’achever en juin 2025. Sa mise en œuvre va renforcer la dynamique de l'accès à l’électricité pour tous, tout en mettant en œuvre des réformes globales pour assurer la viabilité financière du secteur. Une évaluation environnementale et sociale a été faite pour la phase 1 du projet, sous le régime des politiques opérationnelles de la Banque Mondiale (OP) et a consisté en la conduite de deux études cadres, notamment un Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) et un Cadre de Politique de Réinstallation des Populations affectées (CPRP). Ces études ont permis la classification du projet en Catégorie « B » par la Banque Mondiale, c’est-à-dire que le projet génère des impacts négatifs sur l’environnement de moindre ampleur, de nature très locale et non irréversibles. A cette phase de préparation de l’extension du projet-PAAEG 2- , il est également exigé de réaliser une étude cadre, avec les instruments de sauvegarde, conformément aux politiques de sauvegarde de la Banque Mondiale ; en occurrence le CGES. Ainsi, pour réaliser cette étude, il est prévu de recruter un Consultant individuel conformément au Règlement de Passation des Marchés de la Banque mondiale de juillet 2016 révisé en novembre 2017, août 2018 et septembre 2023. II. OBJECTIFS DE LA MISSION : En prélude à l’élaboration du projet (phase 2) et en lien avec le cadre environnemental et social de la Banque Mondiale[1], l’emprunteur avec le concours de la Banque Mondiale est en train d’élaborer un certain nombre d’instruments cadres de sauvegarde environnementale et sociale. L’objectif de la prestation est d’entreprendre l’évaluation et gestion des risques et effets environnementaux et sociaux du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG)-phase 2, en tenant compte des nouvelles zones d’intervention, conformément à la NES n°1 du CES. En outre, il s’agit de définir un ensemble de mesures techniques, opérationnelles, organisationnelles, légale et réglementaire, à l’intérieur d’un document de cadrage, permettant de prévenir et gérer les risques environnementaux et sociaux potentiels du projet pendant sa mise en œuvre. Le CGES se présente comme un instrument qui fixe les principes et les procédures nécessaires pour trier, évaluer, mettre en œuvre et faire le suivi des mesures d’atténuation des impacts environnementaux et sociaux potentiels du Projet et fournit les directives pour l’élaboration des Plans Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (PCGES) des différents sous-projets. Il doit aussi inclure le cadre de suivi et de surveillance des mesures environnementales et sociales, ainsi que les dispositifs institutionnels à mettre en place pendant la réalisation du Projet, autant que les besoins de renforcement des structures concernées en matière de gestion environnementale et sociale. Cette évaluation de risques et d’impacts sociaux inclura également une analyse des risques relatifs aux Violences Basées sur le Genre (VBG), sur les Exploitations et Abus Sexuels (EAS) et le Harcèlement Sexuel (HS), sur les Violences Contre les Enfants (VCE) en conformité avec la Note de Bonnes pratiques de la Banque mondiale pour lutter contre l’exploitation et les abus sexuels ainsi que le harcèlement sexuel dans le cadre du financement de projets d’investissement comportant de grands travaux de génie civil Spécifiquement, pour mener à bien cette mission, il sera question de : • Caractérisation du cadre légal et réglementaire relatif à la gestion des impacts environnementaux en Guinée et comparaison avec les politiques de la Banque Mondiale ; • Identification par sous projet envisagé, des impacts génériques positifs et négatifs sur l’environnement socioéconomique, notamment sur les populations riveraines, ainsi que sur l’environnement biophysique des sites potentiels de réalisation des différentes activités du Projet ; • Proposition des mesures de suppression ou d’atténuation des impacts négatifs potentiels, ainsi que des mesures de valorisation et de bonification des impacts positifs ; • Propositions des procédures et méthodologies explicites pour la planification sociale et environnementale ainsi que pour l’évaluation, l’approbation et la mise en œuvre participative des activités afférentes aux opérations devant être financées dans le cadre du Projet ; • Détermination des rôles et responsabilités institutionnelles ad hoc pour la mise en œuvre du PCGES, et esquisser les procédures impératives de compte rendu pour gérer et suivre les préoccupations environnementales et sociales relatives à ces activités ; • Évaluation des besoins en renforcement des capacités et autre assistance technique pour la mise en œuvre adéquate des dispositions du PCGES tant au niveau central et déconcentré ; • Estimation du montant de financement à pourvoir par le projet pour mettre en œuvre les activités proposées par le CGES. Le consultant s’efforcera d’évaluer et internaliser les coûts des EIES/PGES spécifiques des sous-projets et ceux de la mise en œuvre des mesures d’atténuation et de compensation proposées sur la base d’expériences comparables (projets similaires dans des zones voisines) et ; • Fourniture des moyens d’information idoines adaptés pour exécuter de manière durable les recommandations du CGES ; • Adoption d’une démarche de consultation et d’entretiens qui garantira le dialogue et la participation de tous les acteurs concernés. • Proposer une procédure d’analyse et de tri permettant de déterminer, pour chaque sous projet proposé, les normes de la banque mondiale qui pourraient être appliquées et les niveaux/types d’analyses environnementales qui sont requises (EIES, NIES, PES, etc.) ; • Proposer un système de gestion des plaintes des personnes affectées indirectement ou directement par les activités du projet avec l’implication éventuelle d’institutions ou comités déjà existants (avec élaboration d’une fiche des plaintes, un registre des plaintes et les modalités de leur suivi et gestion) ; • Procéder à une cartographie des prestataires de lutte et réponse aux violences basées sur le genre (VBG) dans les zones d’intervention. Cette cartographie sera menée a l’aide de l’outil de collecte Kobotoolbox ; • Elaborer un plan d’action budgétisé portant sur la prévention et la lutte contre les exploitations et abus sexuels et le harcèlement sexuel et incluant les mesures d’atténuation des risques de VBG et EAS/HS identifiés ; • Consultation publique : La consultation du public est un élément essentiel du processus d’évaluation environnementale et un moyen de s’assurer que le projet intègre les préoccupations du public. Lors de la conduite de l’EIES, le bureau d’étude devra respecter les politiques de la Banque en matière de consultations et de participation des communautés impliquées, des organisations régionales et nationales intéressées, des utilisateurs de la ressource et les services étatiques concernés. Des séances d’information seront organisées avec les autorités loca
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REPUBLIQUE DE GUINEE Travail – Justice – Solidarité MINISTERE DE L’ENERGIE, DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES ELECTRICITE DE GUINEE (EDG) PROJET D’AMELIORATION DE L’ACCES A L’ELECTRICITE EN GUINEE (PAAEG - EDG) Sollicitation de Manifestations d’intérêt SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UN CONSULTANT INDIVIDUEL MISSION : Elaboration du Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) de la seconde phase du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG) Financement : Banque Mondiale (BM) Date début : 24 Février 2025 Date limite : 10 Mars 2025 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION : Le Gouvernement guinéen avec l’appui de la Banque mondiale a préparé un schéma de développement des réseaux électriques de Conakry. Depuis plusieurs décennies, le secteur de l’électricité en Guinée souffre d’un déficit chronique entre l’offre et la demande en raison du faible niveau de production d’énergie électrique et de l’insuffisance du réseau de transport et de distribution. Le problème de déficit et la qualité d’approvisionnement en électricité limitent la participation du secteur privé au développement économique du pays ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations. En vue d’éliminer ces contraintes dans l’approvisionnement fiable en électricité des populations, le Ministère de l’énergie et de l’hydraulique a initié des projets d'extension des réseaux de distribution, à travers le projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG). Dans le cadre du déroulement du programme national d’accès à l’électricité à moindre coût, en lien avec ses options stratégiques de mobilisation des ressources financières, le Gouvernement de Guinée a élaboré le Projet d'amélioration de l'accès à l'électricité en Guinée (PAAEG). Pour sa mise en œuvre, le Gouvernement a sollicité un financement de la Banque Mondiale et un financement de l’Agence Française de Développement (AFD). La première phase du projet débutée en 2019, est en cours d’exécution et la date de clôture est prévue pour juin 2025. En prélude des préparatifs des documents du nouveau projet (PAAEG II) par l’emprunteur avec le concours de la Banque Mondiale, un certain nombre d’instruments de planification et outils de sauvegarde environnementale et sociale sont en cours d’élaboration. Il s’agit de la mise en place des outils cadre devant orienter la conception des instruments opérationnels : L'un des principaux défis du nouveau projet consiste à améliorer la viabilité de la compagnie nationale d'électricité (Électricité de Guinée, EDG) et à maintenir les tarifs d'électricité à un niveau socialement acceptable. Cette phase 2 du projet PAAEG est un financement des projets d’investissement (IPF) de 100 millions de dollars avec des conditions basées sur la performance (CBP) et un cofinancement du projet. Il complétera la première phase démarrée en 2019 et qui doit s’achever en juin 2025. Sa mise en œuvre va renforcer la dynamique de l'accès à l’électricité pour tous, tout en mettant en œuvre des réformes globales pour assurer la viabilité financière du secteur. Une évaluation environnementale et sociale a été faite pour la phase 1 du projet, sous le régime des politiques opérationnelles de la Banque Mondiale (OP) et a consisté en la conduite de deux études cadres, notamment un Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) et un Cadre de Politique de Réinstallation des Populations affectées (CPRP). Ces études ont permis la classification du projet en Catégorie « B » par la Banque Mondiale, c’est-à-dire que le projet génère des impacts négatifs sur l’environnement de moindre ampleur, de nature très locale et non irréversibles. A cette phase de préparation de l’extension du projet-PAAEG 2- , il est également exigé de réaliser une étude cadre, avec les instruments de sauvegarde, conformément aux politiques de sauvegarde de la Banque Mondiale ; en occurrence le CGES. Ainsi, pour réaliser cette étude, il est prévu de recruter un Consultant individuel conformément au Règlement de Passation des Marchés de la Banque mondiale de juillet 2016 révisé en novembre 2017, août 2018 et septembre 2023. II. OBJECTIFS DE LA MISSION : En prélude à l’élaboration du projet (phase 2) et en lien avec le cadre environnemental et social de la Banque Mondiale[1], l’emprunteur avec le concours de la Banque Mondiale est en train d’élaborer un certain nombre d’instruments cadres de sauvegarde environnementale et sociale. L’objectif de la prestation est d’entreprendre l’évaluation et gestion des risques et effets environnementaux et sociaux du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG)-phase 2, en tenant compte des nouvelles zones d’intervention, conformément à la NES n°1 du CES. En outre, il s’agit de définir un ensemble de mesures techniques, opérationnelles, organisationnelles, légale et réglementaire, à l’intérieur d’un document de cadrage, permettant de prévenir et gérer les risques environnementaux et sociaux potentiels du projet pendant sa mise en œuvre. Le CGES se présente comme un instrument qui fixe les principes et les procédures nécessaires pour trier, évaluer, mettre en œuvre et faire le suivi des mesures d’atténuation des impacts environnementaux et sociaux potentiels du Projet et fournit les directives pour l’élaboration des Plans Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (PCGES) des différents sous-projets. Il doit aussi inclure le cadre de suivi et de surveillance des mesures environnementales et sociales, ainsi que les dispositifs institutionnels à mettre en place pendant la réalisation du Projet, autant que les besoins de renforcement des structures concernées en matière de gestion environnementale et sociale. Cette évaluation de risques et d’impacts sociaux inclura également une analyse des risques relatifs aux Violences Basées sur le Genre (VBG), sur les Exploitations et Abus Sexuels (EAS) et le Harcèlement Sexuel (HS), sur les Violences Contre les Enfants (VCE) en conformité avec la Note de Bonnes pratiques de la Banque mondiale pour lutter contre l’exploitation et les abus sexuels ainsi que le harcèlement sexuel dans le cadre du financement de projets d’investissement comportant de grands travaux de génie civil Spécifiquement, pour mener à bien cette mission, il sera question de : • Caractérisation du cadre légal et réglementaire relatif à la gestion des impacts environnementaux en Guinée et comparaison avec les politiques de la Banque Mondiale ; • Identification par sous projet envisagé, des impacts génériques positifs et négatifs sur l’environnement socioéconomique, notamment sur les populations riveraines, ainsi que sur l’environnement biophysique des sites potentiels de réalisation des différentes activités du Projet ; • Proposition des mesures de suppression ou d’atténuation des impacts négatifs potentiels, ainsi que des mesures de valorisation et de bonification des impacts positifs ; • Propositions des procédures et méthodologies explicites pour la planification sociale et environnementale ainsi que pour l’évaluation, l’approbation et la mise en œuvre participative des activités afférentes aux opérations devant être financées dans le cadre du Projet ; • Détermination des rôles et responsabilités institutionnelles ad hoc pour la mise en œuvre du PCGES, et esquisser les procédures impératives de compte rendu pour gérer et suivre les préoccupations environnementales et sociales relatives à ces activités ; • Évaluation des besoins en renforcement des capacités et autre assistance technique pour la mise en œuvre adéquate des dispositions du PCGES tant au niveau central et déconcentré ; • Estimation du montant de financement à pourvoir par le projet pour mettre en œuvre les activités proposées par le CGES. Le consultant s’efforcera d’évaluer et internaliser les coûts des EIES/PGES spécifiques des sous-projets et ceux de la mise en œuvre des mesures d’atténuation et de compensation proposées sur la base d’expériences comparables (projets similaires dans des zones voisines) et ; • Fourniture des moyens d’information idoines adaptés pour exécuter de manière durable les recommandations du CGES ; • Adoption d’une démarche de consultation et d’entretiens qui garantira le dialogue et la participation de tous les acteurs concernés. • Proposer une procédure d’analyse et de tri permettant de déterminer, pour chaque sous projet proposé, les normes de la banque mondiale qui pourraient être appliquées et les niveaux/types d’analyses environnementales qui sont requises (EIES, NIES, PES, etc.) ; • Proposer un système de gestion des plaintes des personnes affectées indirectement ou directement par les activités du projet avec l’implication éventuelle d’institutions ou comités déjà existants (avec élaboration d’une fiche des plaintes, un registre des plaintes et les modalités de leur suivi et gestion) ; • Procéder à une cartographie des prestataires de lutte et réponse aux violences basées sur le genre (VBG) dans les zones d’intervention. Cette cartographie sera menée a l’aide de l’outil de collecte Kobotoolbox ; • Elaborer un plan d’action budgétisé portant sur la prévention et la lutte contre les exploitations et abus sexuels et le harcèlement sexuel et incluant les mesures d’atténuation des risques de VBG et EAS/HS identifiés ; • Consultation publique : La consultation du public est un élément essentiel du processus d’évaluation environnementale et un moyen de s’assurer que le projet intègre les préoccupations du public. Lors de la conduite de l’EIES, le bureau d’étude devra respecter les politiques de la Banque en matière de consultations et de participation des communautés impliquées, des organisations régionales et nationales intéressées, des utilisateurs de la ressource et les services étatiques concernés. Des séances d’information seront organisées avec les autorités loca
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REPUBLIQUE DE GUINEE Travail – Justice – Solidarité MINISTERE DE L’ENERGIE, DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES ELECTRICITE DE GUINEE (EDG) PROJET D’AMELIORATION DE L’ACCES A L’ELECTRICITE EN GUINEE (PAAEG - EDG) Sollicitation de Manifestations d’intérêt SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UN CONSULTANT INDIVIDUEL MISSION : Elaboration du Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) de la seconde phase du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG) Financement : Banque Mondiale (BM) Date début : 24 Février 2025 Date limite : 10 Mars 2025 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION : Le Gouvernement guinéen avec l’appui de la Banque mondiale a préparé un schéma de développement des réseaux électriques de Conakry. Depuis plusieurs décennies, le secteur de l’électricité en Guinée souffre d’un déficit chronique entre l’offre et la demande en raison du faible niveau de production d’énergie électrique et de l’insuffisance du réseau de transport et de distribution. Le problème de déficit et la qualité d’approvisionnement en électricité limitent la participation du secteur privé au développement économique du pays ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations. En vue d’éliminer ces contraintes dans l’approvisionnement fiable en électricité des populations, le Ministère de l’énergie et de l’hydraulique a initié des projets d'extension des réseaux de distribution, à travers le projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG). Dans le cadre du déroulement du programme national d’accès à l’électricité à moindre coût, en lien avec ses options stratégiques de mobilisation des ressources financières, le Gouvernement de Guinée a élaboré le Projet d'amélioration de l'accès à l'électricité en Guinée (PAAEG). Pour sa mise en œuvre, le Gouvernement a sollicité un financement de la Banque Mondiale et un financement de l’Agence Française de Développement (AFD). La première phase du projet débutée en 2019, est en cours d’exécution et la date de clôture est prévue pour juin 2025. En prélude des préparatifs des documents du nouveau projet (PAAEG II) par l’emprunteur avec le concours de la Banque Mondiale, un certain nombre d’instruments de planification et outils de sauvegarde environnementale et sociale sont en cours d’élaboration. Il s’agit de la mise en place des outils cadre devant orienter la conception des instruments opérationnels : L'un des principaux défis du nouveau projet consiste à améliorer la viabilité de la compagnie nationale d'électricité (Électricité de Guinée, EDG) et à maintenir les tarifs d'électricité à un niveau socialement acceptable. Cette phase 2 du projet PAAEG est un financement des projets d’investissement (IPF) de 100 millions de dollars avec des conditions basées sur la performance (CBP) et un cofinancement du projet. Il complétera la première phase démarrée en 2019 et qui doit s’achever en juin 2025. Sa mise en œuvre va renforcer la dynamique de l'accès à l’électricité pour tous, tout en mettant en œuvre des réformes globales pour assurer la viabilité financière du secteur. Une évaluation environnementale et sociale a été faite pour la phase 1 du projet, sous le régime des politiques opérationnelles de la Banque Mondiale (OP) et a consisté en la conduite de deux études cadres, notamment un Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) et un Cadre de Politique de Réinstallation des Populations affectées (CPRP). Ces études ont permis la classification du projet en Catégorie « B » par la Banque Mondiale, c’est-à-dire que le projet génère des impacts négatifs sur l’environnement de moindre ampleur, de nature très locale et non irréversibles. A cette phase de préparation de l’extension du projet-PAAEG 2- , il est également exigé de réaliser une étude cadre, avec les instruments de sauvegarde, conformément aux politiques de sauvegarde de la Banque Mondiale ; en occurrence le CGES. Ainsi, pour réaliser cette étude, il est prévu de recruter un Consultant individuel conformément au Règlement de Passation des Marchés de la Banque mondiale de juillet 2016 révisé en novembre 2017, août 2018 et septembre 2023. II. OBJECTIFS DE LA MISSION : En prélude à l’élaboration du projet (phase 2) et en lien avec le cadre environnemental et social de la Banque Mondiale[1], l’emprunteur avec le concours de la Banque Mondiale est en train d’élaborer un certain nombre d’instruments cadres de sauvegarde environnementale et sociale. L’objectif de la prestation est d’entreprendre l’évaluation et gestion des risques et effets environnementaux et sociaux du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG)-phase 2, en tenant compte des nouvelles zones d’intervention, conformément à la NES n°1 du CES. En outre, il s’agit de définir un ensemble de mesures techniques, opérationnelles, organisationnelles, légale et réglementaire, à l’intérieur d’un document de cadrage, permettant de prévenir et gérer les risques environnementaux et sociaux potentiels du projet pendant sa mise en œuvre. Le CGES se présente comme un instrument qui fixe les principes et les procédures nécessaires pour trier, évaluer, mettre en œuvre et faire le suivi des mesures d’atténuation des impacts environnementaux et sociaux potentiels du Projet et fournit les directives pour l’élaboration des Plans Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (PCGES) des différents sous-projets. Il doit aussi inclure le cadre de suivi et de surveillance des mesures environnementales et sociales, ainsi que les dispositifs institutionnels à mettre en place pendant la réalisation du Projet, autant que les besoins de renforcement des structures concernées en matière de gestion environnementale et sociale. Cette évaluation de risques et d’impacts sociaux inclura également une analyse des risques relatifs aux Violences Basées sur le Genre (VBG), sur les Exploitations et Abus Sexuels (EAS) et le Harcèlement Sexuel (HS), sur les Violences Contre les Enfants (VCE) en conformité avec la Note de Bonnes pratiques de la Banque mondiale pour lutter contre l’exploitation et les abus sexuels ainsi que le harcèlement sexuel dans le cadre du financement de projets d’investissement comportant de grands travaux de génie civil Spécifiquement, pour mener à bien cette mission, il sera question de : • Caractérisation du cadre légal et réglementaire relatif à la gestion des impacts environnementaux en Guinée et comparaison avec les politiques de la Banque Mondiale ; • Identification par sous projet envisagé, des impacts génériques positifs et négatifs sur l’environnement socioéconomique, notamment sur les populations riveraines, ainsi que sur l’environnement biophysique des sites potentiels de réalisation des différentes activités du Projet ; • Proposition des mesures de suppression ou d’atténuation des impacts négatifs potentiels, ainsi que des mesures de valorisation et de bonification des impacts positifs ; • Propositions des procédures et méthodologies explicites pour la planification sociale et environnementale ainsi que pour l’évaluation, l’approbation et la mise en œuvre participative des activités afférentes aux opérations devant être financées dans le cadre du Projet ; • Détermination des rôles et responsabilités institutionnelles ad hoc pour la mise en œuvre du PCGES, et esquisser les procédures impératives de compte rendu pour gérer et suivre les préoccupations environnementales et sociales relatives à ces activités ; • Évaluation des besoins en renforcement des capacités et autre assistance technique pour la mise en œuvre adéquate des dispositions du PCGES tant au niveau central et déconcentré ; • Estimation du montant de financement à pourvoir par le projet pour mettre en œuvre les activités proposées par le CGES. Le consultant s’efforcera d’évaluer et internaliser les coûts des EIES/PGES spécifiques des sous-projets et ceux de la mise en œuvre des mesures d’atténuation et de compensation proposées sur la base d’expériences comparables (projets similaires dans des zones voisines) et ; • Fourniture des moyens d’information idoines adaptés pour exécuter de manière durable les recommandations du CGES ; • Adoption d’une démarche de consultation et d’entretiens qui garantira le dialogue et la participation de tous les acteurs concernés. • Proposer une procédure d’analyse et de tri permettant de déterminer, pour chaque sous projet proposé, les normes de la banque mondiale qui pourraient être appliquées et les niveaux/types d’analyses environnementales qui sont requises (EIES, NIES, PES, etc.) ; • Proposer un système de gestion des plaintes des personnes affectées indirectement ou directement par les activités du projet avec l’implication éventuelle d’institutions ou comités déjà existants (avec élaboration d’une fiche des plaintes, un registre des plaintes et les modalités de leur suivi et gestion) ; • Procéder à une cartographie des prestataires de lutte et réponse aux violences basées sur le genre (VBG) dans les zones d’intervention. Cette cartographie sera menée a l’aide de l’outil de collecte Kobotoolbox ; • Elaborer un plan d’action budgétisé portant sur la prévention et la lutte contre les exploitations et abus sexuels et le harcèlement sexuel et incluant les mesures d’atténuation des risques de VBG et EAS/HS identifiés ; • Consultation publique : La consultation du public est un élément essentiel du processus d’évaluation environnementale et un moyen de s’assurer que le projet intègre les préoccupations du public. Lors de la conduite de l’EIES, le bureau d’étude devra respecter les politiques de la Banque en matière de consultations et de participation des communautés impliquées, des organisations régionales et nationales intéressées, des utilisateurs de la ressource et les services étatiques concernés. Des séances d’information seront organisées avec les autorités loca
Development of Environmental and Social Management Framework for Guinea
REPUBLIQUE DE GUINEE Travail – Justice – Solidarité MINISTERE DE L’ENERGIE, DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES ELECTRICITE DE GUINEE (EDG) PROJET D’AMELIORATION DE L’ACCES A L’ELECTRICITE EN GUINEE (PAAEG - EDG) Sollicitation de Manifestations d’intérêt SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UN CONSULTANT INDIVIDUEL MISSION : Elaboration du Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) de la seconde phase du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG) Financement : Banque Mondiale (BM) Date début : 24 Février 2025 Date limite : 10 Mars 2025 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION : Le Gouvernement guinéen avec l’appui de la Banque mondiale a préparé un schéma de développement des réseaux électriques de Conakry. Depuis plusieurs décennies, le secteur de l’électricité en Guinée souffre d’un déficit chronique entre l’offre et la demande en raison du faible niveau de production d’énergie électrique et de l’insuffisance du réseau de transport et de distribution. Le problème de déficit et la qualité d’approvisionnement en électricité limitent la participation du secteur privé au développement économique du pays ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations. En vue d’éliminer ces contraintes dans l’approvisionnement fiable en électricité des populations, le Ministère de l’énergie et de l’hydraulique a initié des projets d'extension des réseaux de distribution, à travers le projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG). Dans le cadre du déroulement du programme national d’accès à l’électricité à moindre coût, en lien avec ses options stratégiques de mobilisation des ressources financières, le Gouvernement de Guinée a élaboré le Projet d'amélioration de l'accès à l'électricité en Guinée (PAAEG). Pour sa mise en œuvre, le Gouvernement a sollicité un financement de la Banque Mondiale et un financement de l’Agence Française de Développement (AFD). La première phase du projet débutée en 2019, est en cours d’exécution et la date de clôture est prévue pour juin 2025. En prélude des préparatifs des documents du nouveau projet (PAAEG II) par l’emprunteur avec le concours de la Banque Mondiale, un certain nombre d’instruments de planification et outils de sauvegarde environnementale et sociale sont en cours d’élaboration. Il s’agit de la mise en place des outils cadre devant orienter la conception des instruments opérationnels : L'un des principaux défis du nouveau projet consiste à améliorer la viabilité de la compagnie nationale d'électricité (Électricité de Guinée, EDG) et à maintenir les tarifs d'électricité à un niveau socialement acceptable. Cette phase 2 du projet PAAEG est un financement des projets d’investissement (IPF) de 100 millions de dollars avec des conditions basées sur la performance (CBP) et un cofinancement du projet. Il complétera la première phase démarrée en 2019 et qui doit s’achever en juin 2025. Sa mise en œuvre va renforcer la dynamique de l'accès à l’électricité pour tous, tout en mettant en œuvre des réformes globales pour assurer la viabilité financière du secteur. Une évaluation environnementale et sociale a été faite pour la phase 1 du projet, sous le régime des politiques opérationnelles de la Banque Mondiale (OP) et a consisté en la conduite de deux études cadres, notamment un Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) et un Cadre de Politique de Réinstallation des Populations affectées (CPRP). Ces études ont permis la classification du projet en Catégorie « B » par la Banque Mondiale, c’est-à-dire que le projet génère des impacts négatifs sur l’environnement de moindre ampleur, de nature très locale et non irréversibles. A cette phase de préparation de l’extension du projet-PAAEG 2- , il est également exigé de réaliser une étude cadre, avec les instruments de sauvegarde, conformément aux politiques de sauvegarde de la Banque Mondiale ; en occurrence le CGES. Ainsi, pour réaliser cette étude, il est prévu de recruter un Consultant individuel conformément au Règlement de Passation des Marchés de la Banque mondiale de juillet 2016 révisé en novembre 2017, août 2018 et septembre 2023. II. OBJECTIFS DE LA MISSION : En prélude à l’élaboration du projet (phase 2) et en lien avec le cadre environnemental et social de la Banque Mondiale[1], l’emprunteur avec le concours de la Banque Mondiale est en train d’élaborer un certain nombre d’instruments cadres de sauvegarde environnementale et sociale. L’objectif de la prestation est d’entreprendre l’évaluation et gestion des risques et effets environnementaux et sociaux du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG)-phase 2, en tenant compte des nouvelles zones d’intervention, conformément à la NES n°1 du CES. En outre, il s’agit de définir un ensemble de mesures techniques, opérationnelles, organisationnelles, légale et réglementaire, à l’intérieur d’un document de cadrage, permettant de prévenir et gérer les risques environnementaux et sociaux potentiels du projet pendant sa mise en œuvre. Le CGES se présente comme un instrument qui fixe les principes et les procédures nécessaires pour trier, évaluer, mettre en œuvre et faire le suivi des mesures d’atténuation des impacts environnementaux et sociaux potentiels du Projet et fournit les directives pour l’élaboration des Plans Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (PCGES) des différents sous-projets. Il doit aussi inclure le cadre de suivi et de surveillance des mesures environnementales et sociales, ainsi que les dispositifs institutionnels à mettre en place pendant la réalisation du Projet, autant que les besoins de renforcement des structures concernées en matière de gestion environnementale et sociale. Cette évaluation de risques et d’impacts sociaux inclura également une analyse des risques relatifs aux Violences Basées sur le Genre (VBG), sur les Exploitations et Abus Sexuels (EAS) et le Harcèlement Sexuel (HS), sur les Violences Contre les Enfants (VCE) en conformité avec la Note de Bonnes pratiques de la Banque mondiale pour lutter contre l’exploitation et les abus sexuels ainsi que le harcèlement sexuel dans le cadre du financement de projets d’investissement comportant de grands travaux de génie civil Spécifiquement, pour mener à bien cette mission, il sera question de : • Caractérisation du cadre légal et réglementaire relatif à la gestion des impacts environnementaux en Guinée et comparaison avec les politiques de la Banque Mondiale ; • Identification par sous projet envisagé, des impacts génériques positifs et négatifs sur l’environnement socioéconomique, notamment sur les populations riveraines, ainsi que sur l’environnement biophysique des sites potentiels de réalisation des différentes activités du Projet ; • Proposition des mesures de suppression ou d’atténuation des impacts négatifs potentiels, ainsi que des mesures de valorisation et de bonification des impacts positifs ; • Propositions des procédures et méthodologies explicites pour la planification sociale et environnementale ainsi que pour l’évaluation, l’approbation et la mise en œuvre participative des activités afférentes aux opérations devant être financées dans le cadre du Projet ; • Détermination des rôles et responsabilités institutionnelles ad hoc pour la mise en œuvre du PCGES, et esquisser les procédures impératives de compte rendu pour gérer et suivre les préoccupations environnementales et sociales relatives à ces activités ; • Évaluation des besoins en renforcement des capacités et autre assistance technique pour la mise en œuvre adéquate des dispositions du PCGES tant au niveau central et déconcentré ; • Estimation du montant de financement à pourvoir par le projet pour mettre en œuvre les activités proposées par le CGES. Le consultant s’efforcera d’évaluer et internaliser les coûts des EIES/PGES spécifiques des sous-projets et ceux de la mise en œuvre des mesures d’atténuation et de compensation proposées sur la base d’expériences comparables (projets similaires dans des zones voisines) et ; • Fourniture des moyens d’information idoines adaptés pour exécuter de manière durable les recommandations du CGES ; • Adoption d’une démarche de consultation et d’entretiens qui garantira le dialogue et la participation de tous les acteurs concernés. • Proposer une procédure d’analyse et de tri permettant de déterminer, pour chaque sous projet proposé, les normes de la banque mondiale qui pourraient être appliquées et les niveaux/types d’analyses environnementales qui sont requises (EIES, NIES, PES, etc.) ; • Proposer un système de gestion des plaintes des personnes affectées indirectement ou directement par les activités du projet avec l’implication éventuelle d’institutions ou comités déjà existants (avec élaboration d’une fiche des plaintes, un registre des plaintes et les modalités de leur suivi et gestion) ; • Procéder à une cartographie des prestataires de lutte et réponse aux violences basées sur le genre (VBG) dans les zones d’intervention. Cette cartographie sera menée a l’aide de l’outil de collecte Kobotoolbox ; • Elaborer un plan d’action budgétisé portant sur la prévention et la lutte contre les exploitations et abus sexuels et le harcèlement sexuel et incluant les mesures d’atténuation des risques de VBG et EAS/HS identifiés ; • Consultation publique : La consultation du public est un élément essentiel du processus d’évaluation environnementale et un moyen de s’assurer que le projet intègre les préoccupations du public. Lors de la conduite de l’EIES, le bureau d’étude devra respecter les politiques de la Banque en matière de consultations et de participation des communautés impliquées, des organisations régionales et nationales intéressées, des utilisateurs de la ressource et les services étatiques concernés. Des séances d’information seront organisées avec les autorités loca
Development of Environmental and Social Management Framework for PAAEG II
REPUBLIQUE DE GUINEE Travail – Justice – Solidarité MINISTERE DE L’ENERGIE, DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES ELECTRICITE DE GUINEE (EDG) PROJET D’AMELIORATION DE L’ACCES A L’ELECTRICITE EN GUINEE (PAAEG - EDG) Sollicitation de Manifestations d’intérêt SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UN CONSULTANT INDIVIDUEL MISSION : Elaboration du Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) de la seconde phase du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG) Financement : Banque Mondiale (BM) Date début : 24 Février 2025 Date limite : 10 Mars 2025 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION : Le Gouvernement guinéen avec l’appui de la Banque mondiale a préparé un schéma de développement des réseaux électriques de Conakry. Depuis plusieurs décennies, le secteur de l’électricité en Guinée souffre d’un déficit chronique entre l’offre et la demande en raison du faible niveau de production d’énergie électrique et de l’insuffisance du réseau de transport et de distribution. Le problème de déficit et la qualité d’approvisionnement en électricité limitent la participation du secteur privé au développement économique du pays ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations. En vue d’éliminer ces contraintes dans l’approvisionnement fiable en électricité des populations, le Ministère de l’énergie et de l’hydraulique a initié des projets d'extension des réseaux de distribution, à travers le projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG). Dans le cadre du déroulement du programme national d’accès à l’électricité à moindre coût, en lien avec ses options stratégiques de mobilisation des ressources financières, le Gouvernement de Guinée a élaboré le Projet d'amélioration de l'accès à l'électricité en Guinée (PAAEG). Pour sa mise en œuvre, le Gouvernement a sollicité un financement de la Banque Mondiale et un financement de l’Agence Française de Développement (AFD). La première phase du projet débutée en 2019, est en cours d’exécution et la date de clôture est prévue pour juin 2025. En prélude des préparatifs des documents du nouveau projet (PAAEG II) par l’emprunteur avec le concours de la Banque Mondiale, un certain nombre d’instruments de planification et outils de sauvegarde environnementale et sociale sont en cours d’élaboration. Il s’agit de la mise en place des outils cadre devant orienter la conception des instruments opérationnels : L'un des principaux défis du nouveau projet consiste à améliorer la viabilité de la compagnie nationale d'électricité (Électricité de Guinée, EDG) et à maintenir les tarifs d'électricité à un niveau socialement acceptable. Cette phase 2 du projet PAAEG est un financement des projets d’investissement (IPF) de 100 millions de dollars avec des conditions basées sur la performance (CBP) et un cofinancement du projet. Il complétera la première phase démarrée en 2019 et qui doit s’achever en juin 2025. Sa mise en œuvre va renforcer la dynamique de l'accès à l’électricité pour tous, tout en mettant en œuvre des réformes globales pour assurer la viabilité financière du secteur. Une évaluation environnementale et sociale a été faite pour la phase 1 du projet, sous le régime des politiques opérationnelles de la Banque Mondiale (OP) et a consisté en la conduite de deux études cadres, notamment un Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) et un Cadre de Politique de Réinstallation des Populations affectées (CPRP). Ces études ont permis la classification du projet en Catégorie « B » par la Banque Mondiale, c’est-à-dire que le projet génère des impacts négatifs sur l’environnement de moindre ampleur, de nature très locale et non irréversibles. A cette phase de préparation de l’extension du projet-PAAEG 2- , il est également exigé de réaliser une étude cadre, avec les instruments de sauvegarde, conformément aux politiques de sauvegarde de la Banque Mondiale ; en occurrence le CGES. Ainsi, pour réaliser cette étude, il est prévu de recruter un Consultant individuel conformément au Règlement de Passation des Marchés de la Banque mondiale de juillet 2016 révisé en novembre 2017, août 2018 et septembre 2023. II. OBJECTIFS DE LA MISSION : En prélude à l’élaboration du projet (phase 2) et en lien avec le cadre environnemental et social de la Banque Mondiale[1], l’emprunteur avec le concours de la Banque Mondiale est en train d’élaborer un certain nombre d’instruments cadres de sauvegarde environnementale et sociale. L’objectif de la prestation est d’entreprendre l’évaluation et gestion des risques et effets environnementaux et sociaux du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG)-phase 2, en tenant compte des nouvelles zones d’intervention, conformément à la NES n°1 du CES. En outre, il s’agit de définir un ensemble de mesures techniques, opérationnelles, organisationnelles, légale et réglementaire, à l’intérieur d’un document de cadrage, permettant de prévenir et gérer les risques environnementaux et sociaux potentiels du projet pendant sa mise en œuvre. Le CGES se présente comme un instrument qui fixe les principes et les procédures nécessaires pour trier, évaluer, mettre en œuvre et faire le suivi des mesures d’atténuation des impacts environnementaux et sociaux potentiels du Projet et fournit les directives pour l’élaboration des Plans Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (PCGES) des différents sous-projets. Il doit aussi inclure le cadre de suivi et de surveillance des mesures environnementales et sociales, ainsi que les dispositifs institutionnels à mettre en place pendant la réalisation du Projet, autant que les besoins de renforcement des structures concernées en matière de gestion environnementale et sociale. Cette évaluation de risques et d’impacts sociaux inclura également une analyse des risques relatifs aux Violences Basées sur le Genre (VBG), sur les Exploitations et Abus Sexuels (EAS) et le Harcèlement Sexuel (HS), sur les Violences Contre les Enfants (VCE) en conformité avec la Note de Bonnes pratiques de la Banque mondiale pour lutter contre l’exploitation et les abus sexuels ainsi que le harcèlement sexuel dans le cadre du financement de projets d’investissement comportant de grands travaux de génie civil Spécifiquement, pour mener à bien cette mission, il sera question de : • Caractérisation du cadre légal et réglementaire relatif à la gestion des impacts environnementaux en Guinée et comparaison avec les politiques de la Banque Mondiale ; • Identification par sous projet envisagé, des impacts génériques positifs et négatifs sur l’environnement socioéconomique, notamment sur les populations riveraines, ainsi que sur l’environnement biophysique des sites potentiels de réalisation des différentes activités du Projet ; • Proposition des mesures de suppression ou d’atténuation des impacts négatifs potentiels, ainsi que des mesures de valorisation et de bonification des impacts positifs ; • Propositions des procédures et méthodologies explicites pour la planification sociale et environnementale ainsi que pour l’évaluation, l’approbation et la mise en œuvre participative des activités afférentes aux opérations devant être financées dans le cadre du Projet ; • Détermination des rôles et responsabilités institutionnelles ad hoc pour la mise en œuvre du PCGES, et esquisser les procédures impératives de compte rendu pour gérer et suivre les préoccupations environnementales et sociales relatives à ces activités ; • Évaluation des besoins en renforcement des capacités et autre assistance technique pour la mise en œuvre adéquate des dispositions du PCGES tant au niveau central et déconcentré ; • Estimation du montant de financement à pourvoir par le projet pour mettre en œuvre les activités proposées par le CGES. Le consultant s’efforcera d’évaluer et internaliser les coûts des EIES/PGES spécifiques des sous-projets et ceux de la mise en œuvre des mesures d’atténuation et de compensation proposées sur la base d’expériences comparables (projets similaires dans des zones voisines) et ; • Fourniture des moyens d’information idoines adaptés pour exécuter de manière durable les recommandations du CGES ; • Adoption d’une démarche de consultation et d’entretiens qui garantira le dialogue et la participation de tous les acteurs concernés. • Proposer une procédure d’analyse et de tri permettant de déterminer, pour chaque sous projet proposé, les normes de la banque mondiale qui pourraient être appliquées et les niveaux/types d’analyses environnementales qui sont requises (EIES, NIES, PES, etc.) ; • Proposer un système de gestion des plaintes des personnes affectées indirectement ou directement par les activités du projet avec l’implication éventuelle d’institutions ou comités déjà existants (avec élaboration d’une fiche des plaintes, un registre des plaintes et les modalités de leur suivi et gestion) ; • Procéder à une cartographie des prestataires de lutte et réponse aux violences basées sur le genre (VBG) dans les zones d’intervention. Cette cartographie sera menée a l’aide de l’outil de collecte Kobotoolbox ; • Elaborer un plan d’action budgétisé portant sur la prévention et la lutte contre les exploitations et abus sexuels et le harcèlement sexuel et incluant les mesures d’atténuation des risques de VBG et EAS/HS identifiés ; • Consultation publique : La consultation du public est un élément essentiel du processus d’évaluation environnementale et un moyen de s’assurer que le projet intègre les préoccupations du public. Lors de la conduite de l’EIES, le bureau d’étude devra respecter les politiques de la Banque en matière de consultations et de participation des communautés impliquées, des organisations régionales et nationales intéressées, des utilisateurs de la ressource et les services étatiques concernés. Des séances d’information seront organisées avec les autorités loca
Development of Environmental and Social Management Framework for PAAEG II
REPUBLIQUE DE GUINEE Travail – Justice – Solidarité MINISTERE DE L’ENERGIE, DE L’HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES ELECTRICITE DE GUINEE (EDG) PROJET D’AMELIORATION DE L’ACCES A L’ELECTRICITE EN GUINEE (PAAEG - EDG) Sollicitation de Manifestations d’intérêt SERVICE DE CONSULTANT POUR LE RECRUTEMENT D’UN CONSULTANT INDIVIDUEL MISSION : Elaboration du Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) de la seconde phase du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG) Financement : Banque Mondiale (BM) Date début : 24 Février 2025 Date limite : 10 Mars 2025 I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION : Le Gouvernement guinéen avec l’appui de la Banque mondiale a préparé un schéma de développement des réseaux électriques de Conakry. Depuis plusieurs décennies, le secteur de l’électricité en Guinée souffre d’un déficit chronique entre l’offre et la demande en raison du faible niveau de production d’énergie électrique et de l’insuffisance du réseau de transport et de distribution. Le problème de déficit et la qualité d’approvisionnement en électricité limitent la participation du secteur privé au développement économique du pays ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations. En vue d’éliminer ces contraintes dans l’approvisionnement fiable en électricité des populations, le Ministère de l’énergie et de l’hydraulique a initié des projets d'extension des réseaux de distribution, à travers le projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG). Dans le cadre du déroulement du programme national d’accès à l’électricité à moindre coût, en lien avec ses options stratégiques de mobilisation des ressources financières, le Gouvernement de Guinée a élaboré le Projet d'amélioration de l'accès à l'électricité en Guinée (PAAEG). Pour sa mise en œuvre, le Gouvernement a sollicité un financement de la Banque Mondiale et un financement de l’Agence Française de Développement (AFD). La première phase du projet débutée en 2019, est en cours d’exécution et la date de clôture est prévue pour juin 2025. En prélude des préparatifs des documents du nouveau projet (PAAEG II) par l’emprunteur avec le concours de la Banque Mondiale, un certain nombre d’instruments de planification et outils de sauvegarde environnementale et sociale sont en cours d’élaboration. Il s’agit de la mise en place des outils cadre devant orienter la conception des instruments opérationnels : L'un des principaux défis du nouveau projet consiste à améliorer la viabilité de la compagnie nationale d'électricité (Électricité de Guinée, EDG) et à maintenir les tarifs d'électricité à un niveau socialement acceptable. Cette phase 2 du projet PAAEG est un financement des projets d’investissement (IPF) de 100 millions de dollars avec des conditions basées sur la performance (CBP) et un cofinancement du projet. Il complétera la première phase démarrée en 2019 et qui doit s’achever en juin 2025. Sa mise en œuvre va renforcer la dynamique de l'accès à l’électricité pour tous, tout en mettant en œuvre des réformes globales pour assurer la viabilité financière du secteur. Une évaluation environnementale et sociale a été faite pour la phase 1 du projet, sous le régime des politiques opérationnelles de la Banque Mondiale (OP) et a consisté en la conduite de deux études cadres, notamment un Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES) et un Cadre de Politique de Réinstallation des Populations affectées (CPRP). Ces études ont permis la classification du projet en Catégorie « B » par la Banque Mondiale, c’est-à-dire que le projet génère des impacts négatifs sur l’environnement de moindre ampleur, de nature très locale et non irréversibles. A cette phase de préparation de l’extension du projet-PAAEG 2- , il est également exigé de réaliser une étude cadre, avec les instruments de sauvegarde, conformément aux politiques de sauvegarde de la Banque Mondiale ; en occurrence le CGES. Ainsi, pour réaliser cette étude, il est prévu de recruter un Consultant individuel conformément au Règlement de Passation des Marchés de la Banque mondiale de juillet 2016 révisé en novembre 2017, août 2018 et septembre 2023. II. OBJECTIFS DE LA MISSION : En prélude à l’élaboration du projet (phase 2) et en lien avec le cadre environnemental et social de la Banque Mondiale[1], l’emprunteur avec le concours de la Banque Mondiale est en train d’élaborer un certain nombre d’instruments cadres de sauvegarde environnementale et sociale. L’objectif de la prestation est d’entreprendre l’évaluation et gestion des risques et effets environnementaux et sociaux du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité en Guinée (PAAEG)-phase 2, en tenant compte des nouvelles zones d’intervention, conformément à la NES n°1 du CES. En outre, il s’agit de définir un ensemble de mesures techniques, opérationnelles, organisationnelles, légale et réglementaire, à l’intérieur d’un document de cadrage, permettant de prévenir et gérer les risques environnementaux et sociaux potentiels du projet pendant sa mise en œuvre. Le CGES se présente comme un instrument qui fixe les principes et les procédures nécessaires pour trier, évaluer, mettre en œuvre et faire le suivi des mesures d’atténuation des impacts environnementaux et sociaux potentiels du Projet et fournit les directives pour l’élaboration des Plans Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (PCGES) des différents sous-projets. Il doit aussi inclure le cadre de suivi et de surveillance des mesures environnementales et sociales, ainsi que les dispositifs institutionnels à mettre en place pendant la réalisation du Projet, autant que les besoins de renforcement des structures concernées en matière de gestion environnementale et sociale. Cette évaluation de risques et d’impacts sociaux inclura également une analyse des risques relatifs aux Violences Basées sur le Genre (VBG), sur les Exploitations et Abus Sexuels (EAS) et le Harcèlement Sexuel (HS), sur les Violences Contre les Enfants (VCE) en conformité avec la Note de Bonnes pratiques de la Banque mondiale pour lutter contre l’exploitation et les abus sexuels ainsi que le harcèlement sexuel dans le cadre du financement de projets d’investissement comportant de grands travaux de génie civil Spécifiquement, pour mener à bien cette mission, il sera question de : • Caractérisation du cadre légal et réglementaire relatif à la gestion des impacts environnementaux en Guinée et comparaison avec les politiques de la Banque Mondiale ; • Identification par sous projet envisagé, des impacts génériques positifs et négatifs sur l’environnement socioéconomique, notamment sur les populations riveraines, ainsi que sur l’environnement biophysique des sites potentiels de réalisation des différentes activités du Projet ; • Proposition des mesures de suppression ou d’atténuation des impacts négatifs potentiels, ainsi que des mesures de valorisation et de bonification des impacts positifs ; • Propositions des procédures et méthodologies explicites pour la planification sociale et environnementale ainsi que pour l’évaluation, l’approbation et la mise en œuvre participative des activités afférentes aux opérations devant être financées dans le cadre du Projet ; • Détermination des rôles et responsabilités institutionnelles ad hoc pour la mise en œuvre du PCGES, et esquisser les procédures impératives de compte rendu pour gérer et suivre les préoccupations environnementales et sociales relatives à ces activités ; • Évaluation des besoins en renforcement des capacités et autre assistance technique pour la mise en œuvre adéquate des dispositions du PCGES tant au niveau central et déconcentré ; • Estimation du montant de financement à pourvoir par le projet pour mettre en œuvre les activités proposées par le CGES. Le consultant s’efforcera d’évaluer et internaliser les coûts des EIES/PGES spécifiques des sous-projets et ceux de la mise en œuvre des mesures d’atténuation et de compensation proposées sur la base d’expériences comparables (projets similaires dans des zones voisines) et ; • Fourniture des moyens d’information idoines adaptés pour exécuter de manière durable les recommandations du CGES ; • Adoption d’une démarche de consultation et d’entretiens qui garantira le dialogue et la participation de tous les acteurs concernés. • Proposer une procédure d’analyse et de tri permettant de déterminer, pour chaque sous projet proposé, les normes de la banque mondiale qui pourraient être appliquées et les niveaux/types d’analyses environnementales qui sont requises (EIES, NIES, PES, etc.) ; • Proposer un système de gestion des plaintes des personnes affectées indirectement ou directement par les activités du projet avec l’implication éventuelle d’institutions ou comités déjà existants (avec élaboration d’une fiche des plaintes, un registre des plaintes et les modalités de leur suivi et gestion) ; • Procéder à une cartographie des prestataires de lutte et réponse aux violences basées sur le genre (VBG) dans les zones d’intervention. Cette cartographie sera menée a l’aide de l’outil de collecte Kobotoolbox ; • Elaborer un plan d’action budgétisé portant sur la prévention et la lutte contre les exploitations et abus sexuels et le harcèlement sexuel et incluant les mesures d’atténuation des risques de VBG et EAS/HS identifiés ; • Consultation publique : La consultation du public est un élément essentiel du processus d’évaluation environnementale et un moyen de s’assurer que le projet intègre les préoccupations du public. Lors de la conduite de l’EIES, le bureau d’étude devra respecter les politiques de la Banque en matière de consultations et de participation des communautés impliquées, des organisations régionales et nationales intéressées, des utilisateurs de la ressource et les services étatiques concernés. Des séances d’information seront organisées avec les autorités loca
Audit des comptes des exercices 2023, 2024 et de clôture du Projet d'Amélioratio…
RÉPUBLIQUE DE GUINÉE Travail-Justice-Solidarité | | | MINISTÈRE DE L'ÉNERGIE, DE L'HYDRAULIQUE ET DES HYDROCARBURES ELECTRICITE DE GUINEE PROJET D'AMELIORATION DE L'ACCES A L'ELECTRICITE EN GUINEE (PAAEG-EDG) N° D'IDENTIFICATION DU PROJET : P 164225 Financement : IDA Don N° D 426-GN et Crédit N° 6372-GN DEMANDE DE MANIFESTATIONS D'INTERET SELECTION DE CONSULTANTS – SELECTION DE FIRMES 1- Le Gouvernement de la République de Guinée (GG) a reçu un financement de la Banque mondiale et de l'Agence Française de Développement pour couvrir les coûts du Projet d'Amélioration de l'Accès à l'Électricité en Guinée (PAAEG) , et a l'intention d'utiliser une partie de ce financement pour effectuer des paiements au titre de services de consultants pour l'audit financier et comptable des comptes des exercices 2023, 2024 et 2025 (clôture) du PAAEG . 2- Le Projet d'Amélioration de l'Accès à l'Électricité en Guinée (PAAEG-EDG) invite les firmes de consultants (« Consultants ») admissibles à manifester leur intérêt à fournir les services. Les Consultants intéressés doivent fournir les informations démontrant qu'ils possèdent les qualifications requises et une expérience pertinente pour l'exécution des Services. Les critères pour l'établissement de la liste restreinte sont : (i) Les activités principales et le nombre d'années d'exercice : • Expérience générale du Cabinet de Consultants dans l'audit, appui-conseil, commissariat aux comptes (dix (10) ans d'expériences). (ii) L'expérience voulue (ou similaire) : • Avoir réalisé au moins cinq (5) cas similaires (projets/programmes financés par les Bailleurs internationaux) dans les 10 dernières années (iii) La capacité technique et administrative du Cabinet (Agrément/ou organisation) : • Disponibilité des compétences potentielles parmi le personnel d'encadrement du cabinet de consultants (dont un Expert-comptable diplômé et agréé). Ce qui pourrait correspondre à la répartition ci-après : (i) Expérience générale…(30 points) ; Expériences similaires……( 60 points) ; et (iii) organisation…..(10 points). NB : Le personnel clé ne sera pas évalué lors de l'établissement de la liste restreinte. 3- Il est porté à l'attention des Consultants que les dispositions des paragraphes 3.14, 3.16, et 3.17 de la Section III de : « BANQUE MONDIALE, Règlement de Passation des Marchés pour les Emprunteurs sollicitant le Financement de Projets d'Investissement (FPI ) », Edition juillet 2016, mis à jour novembre 2017, août 2018 et novembre 2020, relatives aux règles de la Banque mondiale en matière de conflit d'intérêts sont applicables. Veuillez noter les dispositions additionnelles suivantes relatives au conflit d'intérêts dans le cadre des Services objet de la présente Sollicitation de manifestation d'intérêt. Les Consultants ne peuvent être engagés pour des missions qui seraient incompatibles avec leurs obligations présentes ou passées envers d’autres clients, ou qui risqueraient de les mettre dans l’impossibilité de remplir leur mandat au mieux des intérêts de l’Emprunteur. Sans préjudice du caractère général de ces dispositions, les Consultants ne peuvent être engagés dans les circonstances énoncées ci-après : - Aucune entreprise engagée par l’Emprunteur pour livrer des Fournitures, réaliser des Travaux ou fournir des Services Autres que des Services des Consultants pour un projet (ni aucune entreprise affiliée qui la contrôle directement ou indirectement, qu’elle contrôle elle-même ou qui est placée sous un contrôle commun) n’est admise à fournir des Services de Consultants consécutifs ou directement liés à ces Fournitures, Travaux ou Services Autres que des Services de Consultants. Cette disposition ne s’applique pas aux diverses entreprises (Consultants, entrepreneurs ou fournisseurs) qui, collectivement, s’acquittent des obligations de l’adjudicataire d’un marché clés en main ou d’un marché de conception – construction ; - Aucune entreprise engagée par l’emprunteur pour fournir des Services de Consultants pour la préparation ou l’exécution d’un projet (ni aucune entreprise affiliée qui contrôle directement ou indirectement, qu’elle contrôle elle-même ou qui est placée sous un contrôle commun) n’est admise ultérieurement à livrer des Fournitures réaliser des Travaux ou fournit des Services Autres que des Services de Consultants consécutifs ou directement liés audits Services de Consultants. Cette disposition ne s’applique pas aux diverses entreprises (consultant, entrepreneurs ou fournisseurs) qui, collectivement, s’acquittent des obligations de l’adjudicataire d’un marché clés en main ou d’un marché de conception construction ; - Aucun Consultant (y compris le personnel et les sous-consultants à son service) ni aucun prestataire affilié (qui le contrôle directement ou indirectement, qu’il contrôle lui-même ou qui est placé sous un contrôle commun) ne peut être engagé pour une mission qui par sa nature, crée un conflit d’intérêt avec une autre de ses missions ; - Les Consultants (y compris les experts, le personnel et les sous-consultants à leur service) qui ont une relation professionnelle ou familiale étroite avec tout cadre de l’Emprunteur, de l’organisme d’exécution du projet, d’un bénéficiaire d’une fraction du financement de la ou de toute autre partie représentant l’Emprunteur ou agissant en son nom qui participe directement ou indirectement à tout segment : • De la préparation des Termes de référence de la mission • Du processus de sélection pour le contrat ; ou • De la supervision du contrat, ne peuvent être attributaires d’un contrat, saut si le conflit résultant de ladite relation a été réglé d’une manière que la Banque juge satisfaisante tout au long du processus de sélection et de l’exécution du contrat. 4- Les Consultants peuvent s'associer avec d'autres firmes pour renforcer leurs compétences respectives en la forme d'un groupement et le nombre total de firmes associées ne doit pas dépasser deux (2). En cas de groupement, tous les membres de ce groupement restent associés et solidairement responsables de l'exécution de la mission au cas où le groupement sera sélectionné. 5- Un Consultant sera sélectionné selon la méthode de Sélection au Moindre Coût (SMC) telle que décrite dans le Règlement de Passation des Marchés de la Banque mondiale de Juillet 2016 révisé en novembre 2017, août 2018, novembre 2020 et septembre 2023. 6- Les Consultants intéressés peuvent obtenir des informations supplémentaires (TDRs) par mail ou à l'adresse ci-dessous et aux heures suivantes du lundi au jeudi de 9h à 16h 00 et le vendredi de 9h à 13h 00. 7- Les manifestations d'intérêt écrites doivent être déposées physiquement ou par courrier électronique au plus tard le 16 Novembre 2023 à 11 H 00 mn GMT à l'adresse ci-dessous : A l'attention de : Sékou Cherif BAH, Chef de Projet Pi Projet d'Amélioration de l'Accès à l'Electricité en Guinée (PAAEG-EDG), Agence des Grands Comptes, 2ème étage, Cité Chemins de fer, quartier Coronthie, Commune de Kaloum, Conakry ; Tél. : (+224) 622 62 21 40/628 27 16 77 ; Courriel : [email protected] cc. [email protected] 8- Le dossier de manifestation d'intérêt devra comprendre les pièces ci-après : • Une lettre de Manifestation d'intérêt, • Copies des Accords du ou des cabinets et l'Expert-comptable, • Les copies des attestations et certificats qui prouvent les expériences générales et spécifiques du ou des Cabinets, • Les CV du Personnel d'encadrement du Cabinet assortis des copies des diplômes et certificats obtenus et tout autre document attestant l'expérience du personnel. Conakry le 31 octobre 2023 Le Chef du Projet Pi Sékou Chérif BAH