🇬🇳

Guinea

ocds-bidanga-GN-OP00424185

activetender

National Specialist in Market Contracting

Titre original : Recrutement d'un Spécialiste national en Passation de marchés du PEAG.

Deadline

February 24, 2026

Closed
Published on February 3, 2026 at 12:00 AMModified on March 13, 2026 at 09:29 PM

Key information

Type
Construction
Procuring Entity
Guinea Water and Sanitation Project
Location
🇬🇳 Guinea
Deadline
February 24, 2026 at 12:00 AMClosed
Estimated Value
Not disclosed
Language of Notice
English

Description

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REPUBLIQUE DE GUINEE MINISTERE DE L’ASSAINISSEMENT,

Travail – Justice – Solidarité DE L’HYDRAULIQUE ET

DES HYDROCARBURES

Projet Eau et Assainissement de Guinée (PEAG)

APPEL A MANIFESTATION D'INTERET POUR LE RECRUTEMENT D’UN SPECIALISTE EN PASSATION DE MARCHES (CONSULTANT INDIVIDUEL)

AMI N° 03/MAHH/PEAG/2026

Secteur : Hydraulique

Date de début : 04 février 2026

Date de fin : 24 février 2026

  • CONTEXTE ET JUSTIFICATION

La Guinée est un pays riche en eau, doté de 1 165 rivières et fleuves répartis sur 23 bassins versants, dont 14 sont partagés avec ses pays voisins, y compris les fleuves Niger, Sénégal et Gambie. A cet effet, la Guinée est membre des autorités régionales de bassins fluviaux, dont l’Autorité du Bassin du Niger, l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve (OMVG). Pour tirer pleine profit de sa position stratégique afin de mobiliser ses ressources en eau de surface pour de multiples usages, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à participer à ces plateformes transfrontalières.

Le pays dispose également d’importantes ressources en eaux souterraines (estimées à 13 000 milliards de m3)[1], très mal connues du fait de sa faible capacité institutionnelle pour surveiller et exploiter les eaux souterraines de manière durable. Malgré la réalisation de certaines études de modélisation des eaux souterraines, la prolifération des forages dans les grandes zones urbaines et leur impact potentiel sur les ressources en eau sont peu compris.

Le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée est confronté à des contraintes chroniques qui perpétuent le déficit d’accès à l’eau potable et entrainent une détérioration significative de la qualité du service. Ceci est le cas dans toutes les villes actuellement desservies par la Société des Eaux de Guinée (SEG). Le manque d’investissements majeurs depuis près de deux décennies contribue en partie à cette situation. Les installations et réseaux d’hydraulique urbaine ne desservent actuellement qu’une partie des populations des centres-villes, alors que les agglomérations urbaines se sont fortement étendues et peuplées. Ainsi, à ce jour, le taux d’accès global en zone urbaine sous la responsabilité de la SEG est d’environ 22% et ce avec une desserte par intermittente (délestage). Cette situation est loin de l’objectif de 75,6% du Plan National de Développement Économique et Social (PNDES 2016-2020).  S’agissant du Grand Conakry, la desserte est de plus en plus perturbée depuis 2001 à cause du déficit croissant entre la production et la demande en eau, et du très fort taux de fuites d’eau dans les réseaux.

Le secteur de l’eau est sous la tutelle du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures (MAHH), qui définit la politique relative aux ressources en eau et à l’approvisionnement en eau. Le MAHH est composé de plusieurs départements clés, dont la Direction Nationale de l’Hydraulique (DNH) qui est responsable du suivi des ressources en eau. Le Service National d’Aménagement des Points d’Eau (SNAPE) est responsable de la production d’eau pour le milieu rural, tandis que la Société des Eaux de Guinée (SEG) est une compagnie nationale chargée de fournir des services d’eau en zones urbaines.

Les infrastructures d’assainissement existantes exigent de gros investissements si l’on veut assurer des services adéquats à la population. En Guinée, le système de traitement des eaux est constitué d’un réseau d’égouts non fonctionnel et très peu développé dans quelques quartiers de la capitale Conakry et d’un système d’assainissement autonome dégradé, composé de latrines familiales et de fosses septiques, qui nécessitent des améliorations et la construction de stations de traitement des boues de vidange. Les aspects institutionnels et organisationnels, législatifs et réglementaires, techniques, socioéconomiques, sanitaires et environnementaux de l’assainissement urbain en Guinée appellent à la mise en place de reformes appropriées pour bien définir un cadre institutionnel du sous-secteur qui permettra de clarifier le rôle et les missions des acteurs. En plus, le Gouvernement s’est fixé pour objectif d’éliminer la défécation à l’air libre à l’échelle nationale à l’horizon 2020 et de fournir un paquet minimum de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH) à 100 pour cent de la population à l’horizon 2030, ces objectifs sont loin d’être atteints malgré les efforts déployés en ces dernières années.

D’importantes réformes sont nécessaires pour pouvoir relever le défi de fournir un accès universel à l’eau et à l’assainissement à l’horizon 2030 et au-delà. Une première génération de réformes dans le secteur de l’eau a été réalisée entre 1989 et 1999 et avait conduit à la mise en place d’un contrat de gestion entre la SONEG (gestion du patrimoine, des investissements et des services de la dette) et la SEEG (opérateur en charge de l’exploitation et de la maintenance des services d’eau, de la facturation et de la relation clientèle). Cependant, après quelques bons résultats, les négociations pour le renouvellement du contrat de la SEEG n’ont pas abouti pour multiples raisons Depuis 2001, le secteur de l’eau en milieu urbain est géré par la Société des Eaux de Guinée (SEG)

Pour apporter des solutions aux défis cités ci-dessus, le Gouvernement de la République de Guinée a sollicité les partenaires techniques et financiers notamment la Banque Mondiale pour mobiliser le financement requis pour la réalisation des travaux des trois phases du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable du Grand Conakry à l’horizon 2040 afin d’une part de résorber le déficit en eau potable de Conakry persistant depuis 2001 et d’autre part de couvrir les besoins en eau jusqu’en 2040.

La Banque Mondiale a longtemps soutenu le secteur de l’hydraulique urbaine en Guinée y compris par le récent « Projet Urbain Eau de Guinée » (PUEG), financé depuis 2017 par un don de 30 millions de dollars.

Compte tenu de l’urgence ci-dessus signalée et des enseignements tirés du projet PUEG, la Banque Mondiale a prévu une contribution de 200 millions de dollars, correspondant à environ un tiers, du montant nécessaire au financement de la Tranche 1 du Schéma Directeur sous réserve de mobilisation confirmée d’autres fonds pour compléter le montage financier de cette tranche.

Plusieurs autres partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel de financement lancé par les autorités guinéennes lors du Forum de l’Eau qui s’est tenu à Conakry en mai 2023 en annonçant leurs intentions de contribuer à la mise en œuvre du Schéma Directeur.

  • OBJECTIF DE LA MISSION

Pour une meilleure gestion du processus de passation des marchés financés par la Banque mondiale, le Gouvernement Guinéen, en accord avec la Banque mondiale, se propose d’utiliser une partie des ressources du projet pour le recrutement d’un(e) spécialiste en passation de marchés pour le compte de l’Unité de Coordination du Projet.

Les présents termes de référence (TDR) situent le mandat et le profil requis pour le poste du (de la) Spécialiste en Passation de marchés.

  • NATURE ET ETENDUE DES PRESTATIONS

Sous l’autorité du Coordonnateur et la supervision directe de l’expert international en Passation des Marchés, le Spécialiste de passation des marchés sera chargé des tâches ci-après :

  • Sera co-responsable du système de gestion de la passation des marchés comprenant (i) la planification des opérations de passation des marchés par le biais du nouvel outil dénommé STEP[2], (ii) le suivi de l’avancement de la mise en œuvre des activités, (iii) le classement électronique des documents de passation des marches du projet ; (iv) l’analyse des écarts entre les réalisations et les prévisions au niveau du plan de passation des marchés ;
  • Sera co-responsable de l’ensemble du processus de passation des marches du projet, et plus précisément de ce qui suit :
  • En ce qui concerne la préparation des documents d’appels d’offres et des demandes de propositions :
  • Préparer les dossiers d’appels d’offres et les demandes de propositions et veiller à ce que ces dossiers reçoivent les approbations nécessaires dans un premier temps des administrations nationales et ensuite du bailleur de fonds selon les dispositions prévues dans les accords de Don/Prêt ;
  • Préparer les dossiers de pré-qualification ou sélection initiale de travaux, fournitures et services autres que services de consultants ;
  • Préparer les dossiers de présélection des cabinets ou consultants individuels pour les services de consultants ;
  • S’assurer que les dossiers ont reçu les approbations nécessaires (au niveau national et auprès du bailleur de fonds) selon les seuils convenus dans les accords de Don/Prêt.
  • En ce qui concerne la passation de marchés :
  • Préparer et faire publier les avis généraux, les avis spécifiques de manifestations d’intérêt pour recevoir les expressions d’intérêt pour les services de consultants, les avis de présélection et les avis spécifiques d’appels d’offres de travaux et de fournitures ;
  • Assurer en plus des avis ci-dessus la plus large publicité en faisant publier si nécessaire des avis dans des revues spécialisées, dans le Business Développement et si nécessaire, en les communiquant aux représentations diplomatiques installées dans le pays ;
  • Veiller à l’inscription à l’ordre du jour des commissions de passation des marchés les étapes du processus d’évaluation des offres ou propositions (ouvertures des plis évaluations et attributions) ;
  • Veiller au respect de la confidentialité dans les travaux d’évaluation des offres, candidatures et/ou propositions, s’assurer que ceux-ci reçoivent les approbations nécessaires des services compétents de l’administration d’une part et du bailleur de fonds d’autre part ;
  • Préparer les marchés/contrats et veiller à ce qu’ils soient signés, approuvés, visés, enregistrés et not

Tender Timeline

  1. Publication

    February 3, 2026

  2. Bid Submission Deadline

    February 24, 2026

  3. Evaluation & Award

    Pending

  4. Contract Signature

    Pending

Procuring Entity

Country
Guinea
Contact person
Mamady KAKORO